Avec le litre de gazole qui atteint des sommets ce lundi 20 avril, le covoiturage se présente comme une option économique incontournable. À Rennes, sur l'aire de covoiturage de la Poterie, nombreux sont ceux qui adoptent ce mode de transport pour alléger leurs dépenses.
Au pied de la station de métro, les voitures arrivent en continu. Les conducteurs s'arrêtent pour prendre leurs passagers, puis reprennent rapidement la route. Kévin, un conducteur venant de Cherbourg à destination de Nantes, partage son expérience : "C’est la première fois que je suis chauffeur Blablacar". Il a choisi de covoiturer en raison de l'envolée des prix de l’essence, affectés par la guerre au Moyen-Orient. "Je gagne 40 euros sur ce trajet, ce qui compense la hausse des prix", explique-t-il.
10 euros de plus pour un seul trajet
Alors que les vacances débutent en Bretagne, Foucault, professeur d'histoire-géographie, profite de sa pause pour rendre visite à ses parents. En provenance de l’Essonne, il dépose une passagère. Avec le prix du gazole qui grimpe, son trajet lui coûte désormais dix euros de plus. "Ce n’est pas négligeable. Si je n'avais pas de passagers, je viendrais moins souvent", confie-t-il.
D'autres optent également pour le covoiturage dans le cadre professionnel. Thomas, engagé dans une formation pendant quelques mois, attend un collègue pour se rendre à Angers. "Avec les prix de l'essence, nous ne pouvions pas continuer comme cela, donc nous mutualisons nos trajets", raconte-t-il.
Jusqu’à 150 allers en une journée
Certains itinéraires de covoiturage sont particulièrement prisés. Christine, utilisatrice régulière de Blablacar, témoigne : "Pour un trajet Rennes-Nantes, il y a jusqu'à 150 trajets par jour". Elle explique qu'elle partage souvent son véhicule avec d'autres utilisateurs qui prennent aussi les services en tant que passagers. L'idée d'acheter une voiture a été écartée : "Après avoir évalué le coût des carburants, j'ai décidé de ne pas m'engager".







