Contester un héritage est une démarche qui peut se révéler complexe et exigeante. Que ce soit en raison d’un oubli d’héritier, d’une évaluation erronée des biens, ou de tensions entre cohéritiers, divers motifs légitimes peuvent inciter une personne à remettre en question un partage succession.
Les raisons pour contester un héritage
Différentes raisons peuvent justifier une contestation d’héritage. Voici les principaux cas :
- Incapacité de consentement : Si l’héritier a été contraint d'accepter le partage en raison de pressions morales ou physiques, ou s’il a subi des manœuvres frauduleuses de la part des autres héritiers.
- Oubli d’un héritier : Si un héritier n’a pas été inclus dans le partage, que ce soit volontairement ou par inadvertance.
- Erreur dans l’évaluation : Si le patrimoine du défunt a été mal estimé ou si le partage se révèle manifestement déséquilibré.
Il est à noter que des tiers, comme les créanciers, peuvent également contester un héritage en s’assurant qu’ils ne seront pas lésés dans le processus de partage.
Procédures de contestation
Pour contester un héritage, il est impératif de suivre des procédures légales bien définies. Les actions possibles incluent :
- Action en nullité : Cette démarche permet d'annuler le partage d'une succession lorsque des conditions telles que la violence, le dol, ou une erreur dans le partage sont établies. Un héritier oublié peut également faire appel à cette action. Le délai pour engager cette procédure est de 5 ans après le partage.
- Action en complément de partage : Si un héritier estime avoir été désavantagé de plus d’un quart de son héritage, il peut prendre cette démarche dans les 2 ans suivant le partage. Cela permet d’ajuster le partage sans recourir à une annulation totale.
Il est recommandé de solliciter l’aide d’un avocat pour naviguer dans ces procédures et mettre en avant les éléments de preuve nécessaires à l'appui de son dossier.







