En Iran, la situation reste tendue alors que le régime intensifie la répression des manifestations. Depuis le 8 janvier, l'accès à Internet a été complètement coupé, rendant la communication difficile pour les manifestants. Selon l'ONG HRANA, qui suit la situation sur le terrain, les émeutes ont causé plus de 2 600 décès et le régime a exécuté 52 prisonniers en quelques jours.
Dans ce contexte, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a exprimé le soutien des États-Unis au peuple iranien, affirmant que ses revendications sont légitimes. En réponse aux violences, Washington a décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables iraniens, dont Ali Larijani, accusé d’avoir encouragé la violence contre les manifestants.
Parmi les autres figures sanctionnées se trouvent des commandants des forces de police, responsables selon le département du Trésor des milliers de morts survenues lors des manifestations. La politique de sanctions américaine vise également des entités impliquées dans le blanchiment des recettes pétrolières iraniennes, afin de frapper l'économie du régime.
Des manifestations qui ont débuté en réaction à la hausse des prix et à la pauvreté ont désormais tourné en une problématique de plus large envergure contre le régime théocratique. Alors que les manifestations s'intensifient, les autorités ont réagi en limitant les communications, déclarant que la contestation est orchestrée par des ennemis étrangers.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié ces manifestations de "complot israélien", insistant sur le fait que la situation était sous contrôle. Cependant, les données d'HRANA révèlent une réalité bien plus sombre, avec un nombre croissant de personnes abattues par les forces de sécurité.
Les Nations unies ont également exprimé leur inquiétude face à l'ampleur de la répression. Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU, a exprimé que les chiffres étant variables, tous demeurent alarmants et qu'il est impératif d'agir pour protéger les droits humains. Pendant que le régime intensifie ses mesures de répression, les États-Unis affirment qu'ils continueront à suivre la situation de près.
« La violence doit cesser », a déclaré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, qui a souligné que le président Trump est en constante observation des événements en Iran.
En fin de compte, l'Iran se trouve à un carrefour, avec des implications non seulement pour la région mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale. Les prochains jours seront déterminants pour l'avenir du pays et la réponse du régime face à une population qui réclame des réformes fondamentales.







