À la veille du second tour de l'élection présidentielle et avec la sortie de son premier livre de recettes, le chef Guillaume Gomez nous a accueillis dans les cuisines de l'Élysée pour partager son parcours et quelques confidences. Rencontre.
"Je ne sauve pas des vies, je ne fais que cuisiner". C'est ainsi que se présente Guillaume Gomez, le chef des cuisines de l'Élysée. Bien que détenteur du titre de Meilleur Ouvrier de France à seulement 25 ans, il reste humble et met en avant le travail de son équipe. Pour lui, le collectif est essentiel : "Je ne pourrais pas travailler sans ma brigade". Ce chef passionné et accessible charme tous ceux qui croisent son chemin.
L'ascension d'un jeune prodige
Guillaume Gomez n'avait pourtant rien d'un prodige à ses débuts. À 14 ans, il entre en cuisine sans connaissance préalable des produits raffinés. Formé à L'École de Paris des Métiers de la Table, il acquiert des compétences variées avant de rejoindre les cuisines du palais en 1997. Pour lui, servir à l'Élysée est un honneur, et il se considère comme un acteur de l'histoire culinaire française.
Un livre pour transmettre ses recettes
Pour laisser une empreinte, Guillaume a publié son premier livre, Le Carnet de Guillaume Gomez, chef de l'Élysée. Accessible et interactif, il invite chacun à personnaliser les recettes présentées. Pour lui, la cuisine est un art vivant, et chaque assiette raconte une histoire unique.
Engagement pour une cuisine responsable
Guillaume Gomez prône une cuisine éthique. Il veille à utiliser des produits de saison et locaux, refusant le gaspillage. Pour lui, chaque aliment a de la valeur, et il considère que "consommer est un acte politique aussi fort que voter". En plaçant le bio au centre de ses préoccupations, ce chef montre qu'il est possible de concilier gastronomie et respect de l'environnement.
Sa constance au service de la présidence
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Guillaume Gomez reste apolitique dans ses cuisines. Servant sous plusieurs présidents, il assure que le service ne change pas, quelle que soit la direction politique. "Le travail reste le même," promet-il, tout en s'engageant dans sa responsabilité citoyenne, notamment en participant aux élections.







