Célébré par La Fontaine, le saule (Salix) est profondément ancré dans notre culture. Arborant des grands espaces humides et des jardins romantiques, il est cultivé pour son osier et ses propriétés médicinales. Aujourd'hui, des variétés ornementales plus compactes permettent de l'intégrer aisément dans nos petits jardins.
Planter un saule
En tant qu'arbre d'ombre et d'humidité, le saule réclame un sol profond pour accueillir son large réseau racinaire et une terre fraîche à humide. Comme le saule pleureur, ce végétal affectionne la proximité de l'eau.
Les meilleures périodes pour la plantation sont en automne ou au printemps. Creusez un trou de 60 cm de large, remplissez avec un mélange de terre, terreau et compost, puis arrosez abondamment. Si l'arbre est de grande taille, pensez à le tuteurer pour le stabiliser.
L'espace choisi doit bénéficier d'une lumière douce et d'une bonne circulation d'air. Seules les variétés comme le saule marsault (Salix caprea) et sa forme naine 'Kilmarnock' peuvent tolérer un sol plus sec.
Bien que les saules soient généralement grands, des variétés naines, comme le saule crevette (Salix integra 'Hakuro-Nishiki') ou le saule tortueux (Salix erythroflexuosa), apportent une touche spectaculaire à nos jardins contemporains grâce à leur floraison précoce, qui favorise la biodiversité en nourrissant les insectes dès la fin de l'hiver.
Entretenir un saule
Le saule nécessite peu d'entretien s'il est planté dans un environnement adapté. Pendant sa première année, veillez à l'arrosage et, en cas de sécheresse prolongée, à en assurer un suivi régulier.
Tailler un saule
Le saule se prête bien à la taille, une pratique traditionnelle pour récolter l'osier. Conservez son allure harmonieuse par de simples tailles d'entretien, telles que la coupe des branches qui se croisent. Pour le saule pleureur, dans un espace restreint, un rabattage sévère tous les deux ans peut être nécessaire pour contenir son volume. Le saule crevette peut aussi être taillé à la fin de l'hiver pour stimuler la ramification, tandis que le nain pleureur 'Kilmarnock' requiert une taille similaire pour éviter que ses branches n'atteignent le sol.
Comment reconnaître un saule ?
Les saules se distinguent facilement grâce à leur floraison précoce, souvent avant l'apparition des feuilles. Ils se parent de petits chatons duveteux, dont les étamines dorées sont un spectacle inoubliable du début du printemps.
Quel est le fruit du saule ?
Le fruit du saule prend la forme d'une petite capsule sèche et allongée, dotée d'une aigrette soyeuse qui facilite la dispersion des graines qu'elle contient.
Variétés de saule
Avec environ 300 variétés de saule, le choix est vaste :
- Saule pleureur (Salix babylonica) : emblématique, il atteint 20 m et est réservé aux grands jardins humides, pouvant absorber jusqu'à 400 l d'eau par jour.
- Salix integra 'Hakuro-Nishiki' : très décoratif et peu encombrant, il enchante par son feuillage panaché.
- Salix caprea 'Kilmarnock' : cette forme pleureuse illumine par sa floraison précoce en cascade.
Ces variétés naines mesurent généralement entre 80 cm et 2,50 m. Leur taille dépend également de la tige porteuse si elles sont greffées.
- Saules tortueux : ces arbres décoratifs ne dépassent pas 10 m pour Salix matsudana et 5 m pour Salix erythroflexuosa.
- Les amateurs d'osier trouveront leur bonheur avec le saule blanc (Salix alba) et le saule des vanniers (Salix viminalis).
- Saule marsault (Salix caprea) : un pionnier jouant un rôle écologique crucial avec sa floraison riche en nectar et pollen.







