Depuis janvier 2025, l'univers de l'assurance-vie en France prend un tournant décisif. Les particuliers, autrefois éloignés des grands projets d'infrastructure, peuvent désormais investir dans des initiatives telles que la transition énergétique ou le développement des réseaux numériques grâce à leur assurance-vie. Ce nouvel accès est prometteur, mais est-il réellement le booster de performance tant recherché pour l'épargne ? Explorons ce que vous devez savoir avant de vous immerger dans le monde des fonds infrastructures.
Une nouvelle ère pour l'épargnant français
Historiquement, les infrastructures évoquaient des projets massifs, souvent réservés à des investisseurs institutionnels. Les mensualités étaient inaccessibles pour la plupart des épargnants. Depuis 2024, la situation évolue avec la loi « Industrie verte », incitant les assureurs à proposer des fonds infrastructures via unités de compte. Cela permet aux particuliers d'investir quelques centaines d'euros dans des projets majeurs qui façonnent l'avenir de la France.
Mais pourquoi cet intérêt pour l'infrastructure ? La réponse est double : face à l'inflation, la nécessité de revenus réguliers s'intensifie, tandis que la volonté d'avoir un impact environnemental croissant réoriente les investissements vers des projets comme l'énergie renouvelable et la mobilité durable.
Des fonds prometteurs, mais attention aux pièges
Les fonds infrastructures promettent un rendement attirant, une diversification et une meilleure résilience face aux fluctuations des marchés traditionnels. Les assureurs affichent des rendements entre 5 et 8 % nets par an, avec des flux de revenus prévisibles basés sur des contrats de long terme.
Cependant, il est crucial d'être conscient des limitations. L'illiquidité est une préoccupation majeure, car ces investissements exigent souvent un engagement de 8 à 12 ans. De plus, les frais peuvent s'accumuler, atteignant ceux des placements en private equity. Le coût total doit donc être attentivement considéré.
Investir en toute connaissance de cause
Pour investir judicieusement dans les fonds infrastructures via une assurance-vie, évaluez votre profil de risque. Choisissez un pourcentage qui varie de 2 à 6 % pour une approche prudente, tandis qu'une approche plus dynamique peut dépasser 12 % à mesure que vous vous rapprochez de la retraite.
Avant de prendre une décision, posez-vous les bonnes questions :
- Quel rendement net visé, frais compris ?
- Quelle est la durée d'immobilisation de votre argent ?
- Quelles sont les garanties sur la qualité des projets ?
- Comment ce fonds s'intègre-t-il dans ma stratégie de diversification ?
- Le fonds affiche-t-il des engagements sociaux ?
Maintenez un dialogue constructif avec votre conseiller pour vous assurer que votre stratégie patrimoniale reflète vos objectifs.
En intégrant des fonds infrastructures dans votre assurance-vie, vous pouvez considérablement dynamiser votre épargne. Toutefois, il est indispensable d'être conscient des défis, notamment la durée d'investissement et les frais associés. L'assurance-vie évolue, devenant un véritable levier d'investissement pour bâtir un patrimoine solide et durable.







