La surpêche du maquereau entraîne des changements drastiques dans les réglementations de pêche en Europe. En réponse à l’état préoccupant de cette espèce, les autorités ont annoncé une réduction de 70 % des quotas pour les pêcheurs professionnels en 2026. Les pêcheurs de loisirs, notamment dans les Pays de la Loire, expriment leur mécontentement face à la limite imposée de cinq maquereaux par personne et par jour.
Cette mesure est perçue comme un coup dur pour ceux qui pratiquent la pêche récréative. En effet, avec un stock de maquereaux déjà fragilisé, chaque sortie en mer devient un véritable défi. La décision a été décrite comme déraisonnable par plusieurs syndicats de pêcheurs. Isabelle Prevost, vice-présidente de l'association de pêche de Loire-Atlantique et Vendée, a déclaré : "Le quota de cinq maquereaux ne tient pas compte de la réalité du terrain. Lorsque nous sommes sur le bateau, il n'est pas rare de remonter plusieurs poissons d'un coup. Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher des prises conséquentes à chaque fois." Selon elle, cela pourrait nuire à l'esprit convivial et à la tradition de partage autour de ce poisson, un incontournable des repas estivaux.
Un poisson populaire et convivial
Le maquereau est, sans conteste, un poisson emblématique des repas d'été en France. "C'est le poisson que l'on retrouve sur la table d'apéro l'été, en famille ou entre copains", précise Prevost. Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre la nécessité de préserver l’écosystème marin et les réalités vécues par les pêcheurs. De nombreuses voix s'élèvent pour réclamer une réévaluation des décisions prises, en espérant trouver un équilibre entre réglementation et plaisir de la pêche.







