À partir de septembre 2026, l’Université de Strasbourg introduira un congé menstruel destiné aux étudiantes souffrant de dysménorrhée. Ce dispositif vise à améliorer les conditions de scolarité pour celles qui éprouvent des douleurs invalidantes liées à leurs règles.
Les étudiantes concernées, qui souffrent de douleurs menstruelles intenses — comme celles ressenties par les personnes atteintes d’endométriose — pourront bénéficier d’aménagements spécifiques. Selon Ici Alsace, ce congé sera accessible sur présentation d’un certificat médical valide un an, leur permettant ainsi de s’absenter sans pénalité. De plus, en cas d’examen, elles auront la possibilité de rattraper les épreuves à une date ultérieure.
Mais l’Université de Strasbourg ne s’arrête pas là. À partir de 2027, l’administration envisage d’étendre ce programme pour offrir jusqu'à 10 jours de congé menstruel par an pour toutes les étudiantes, sans exigence de certificat médical. Jérémy Darenne, vice-président en charge de la vie universitaire, a déclaré que cette démarche visait à alléger le quotidien des étudiantes confrontées à des douleurs menstruelles. "L’idée est de permettre à ceux qui doivent s'absenter pour raisons liées à leurs règles de le faire sans rigidité", a-t-il précisé.
Un choix soutenu par les étudiants
Ce nouvel initiative a été largement approuvée par les étudiants. Beaucoup estiment qu'elle pourrait transformer la perception des professeurs vis-à-vis des absences des étudiantes pour douleurs menstruelles. Une étudiante en première année de biologie a exprimé son soutien, même si elle ne se sent pas directement concernée : "Je n'ai pas de douleurs, mais pour celles qui en souffrent, c’est une excellente initiative !".
Le gouvernement indique qu’en France, 2 millions de femmes sont touchées par l’endométriose, soit 1 femme sur 10. Ce type de congé n'est pas inédit dans l'Hexagone. En 2023, l’Université d’Angers a été la première à instaurer une telle mesure. L'Université de Lorraine et celle de Reims Champagne-Ardenne ont également suivi cet exemple.







