L'annonce du déménagement de l'unité de soins palliatifs de Marlonges, prévu à Rochefort, a provoqué une forte réaction au sein de la communauté. Stéphanie Rist, la ministre de la santé, a informé le député de Charente-Maritime, Olivier Falorni, que le transfert de cette unité se trouvait suspendu, le temps d'explorer d'autres options. Ce report a été largement salué, notamment par le Dr Denis Del Nista, responsable de l'unité, qui s'était exprimé avec véhémence contre ce projet de déménagement qu'il qualifiait de défaillant.
Dans une lettre adressée à Falorni, la ministre a clarifié : "Le transfert ne sera pas engagé dans le calendrier initialement prévu, mais reporté à une date ultérieure." Elle a demandé à l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine de travailler sur plusieurs scénarios destinés à garantir la continuité des soins essentiels sans compromettre l'équilibre économique de l'établissement. Cette décision est d'autant plus significative que des réformes concernant les soins palliatifs et la fin de vie sont en préparation au Sénat.
Bien que le déménagement soit suspendu, Rist a rappelé que rapprocher l'unité de soins palliatifs d'un "plateau technique" demeure une priorité. Cependant, le Dr Del Nista a vigoureusement défendu l'unité de Marlonges, arguant que d'autres établissements dans la région fonctionnent avec des distances similaires sans problèmes constatés. Plus de 75% des membres de son équipe pourraient ne pas suivre à Rochefort, ce qui soulève de sérieuses préoccupations quant à la pérennité de l'unité.
La ministre a également insisté sur la nécessité d'opérer des ajustements dans l'offre de soins palliatifs, soulignant l'importance d'assurer une prise en charge continue, tout en renforçant l'offre globale sur le territoire. La fermeture de certaines unités, comme celle de La Roche-sur-Yon faute de médecins, ainsi que les difficultés rencontrées par d'autres, ajoutent une couche d'urgence à cette problématique.
Olivier Falorni a partagé sur ses réseaux sociaux son inquiétude face aux décisions de l'ARS, affirmant que les préoccupations des soignants doivent être prises en compte. "La santé des patients doit primer sur des considérations administratives", a-t-il souligné. En attendant, la communauté locale et les professionnels de santé restent attentifs à l'évolution de la situation.







