Dans le Maine-et-Loire, une mère de famille, Marine-Daphnée Aubert, a décidé de porter plainte contre la directrice de l'école privée Sainte-Colombe en raison de ce qu'elle décrit comme une "discrimination fondée sur le handicap". Cette action fait suite à l'exclusion de sa fille, Lola, âgée de sept ans, qui souffre de troubles auditifs et de difficultés d'apprentissage.
Le 18 décembre 2025, à la veille des vacances de Noël, la direction a informé la mère d'une rupture de contrat scolaire, provoquant une onde de choc chez les parents. Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, Marine-Daphnée décrit ses échanges tendus avec l'administration de l'école. L'exclusion de Lola a été précédée par plusieurs mois de tensions et de démarches pour obtenir un soutien adapté à ses besoins spécifiques.
Le traitement de l'enfant soulève des inquiétudes. Selon Marine-Daphnée, l'école n'a pas pris en compte les difficultés de Lola, ce qui a conduit à des souffrances notables. "Nous avions signalé ses problèmes d'audition, mais les enseignants semblaient ignorer ses besoins", explique-t-elle. Le diagnostic de surdité neurologique et les maux de tête fréquents de Lola sont des éléments qui auraient dû alerter l'équipe pédagogique, mais une écoute active a fait défaut, selon la mère.
De nombreux parents ont exprimé des préoccupations similaires. Dans des échanges de courriels, d'autres familles ont dénoncé un climat d'intimidation au sein de l'école, qualifiant la gestion de la directrice de "politique totalitariste". Un père explique : "Notre enfant était victime de pression, ce qui lui a fait perdre le goût d'aller à l'école. Nous étions souvent catalogués comme des parents difficiles dès que nous exprimions un désaccord".
L’exclu de certaines pratiques du corps éducatif a également été mis en avant. Rémi, un père de famille, a vécu une situation similaire. Après avoir suivi les conseils de l’équipe scolaire concernant leur enfant, un suivi auprès d’un pédopsychiatre a révélé qu’il n’y avait pas de problème. "L'école était la seule à nous dire que notre fils avait des difficultés, ce qui a provoqué une rupture de confiance". Ce sont des témoignages à l'image de ceux des parents qui se sont sentis peu soutenus dans cette école.
Lola a depuis été réinscrite dans l'école publique de son secteur. "Aujourd'hui, Lola est épanouie et peut profiter de l'enseignement adapté à ses besoins", se réjouit Marine-Daphnée, qui déplore le manque de bienveillance promis par l'établissement. La directrice, Anne Boutry, a décidé de porter plainte à son tour pour "dénonciation calomnieuse" contre Marine-Daphnée Aubert, prétendant que l'école a toujours fait des efforts pour répondre aux besoins de tous ses élèves, selon des déclarations rapportées par le site France Bleu.
Face à cette situation, le parquet d'Angers a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces accusations. Cette affaire soulève des questions cruciales sur l'inclusion des enfants porteurs de handicap dans le système éducatif et la responsabilité des établissements privés de mener des pratiques équitables.







