À Morières-lès-Avignon, une tension émerge entre un agriculteur et des habitants irrités par le bruit des cloches de ses vaches. Selon des reportages récents de ICI Vaucluse, un message anonyme circulait sur les réseaux sociaux, qualifiant ce tintement de "bruit permanent" néfaste pour la qualité de vie et le sommeil des riverains.
L'éleveur, qui élève une quarantaine de vaches, insiste sur le fait que seules trois d’entre elles portent des cloches durant l’hiver. Ces clochettes, selon lui, sont essentielles pour l’orientation et le rassemblement des animaux. "Ces petites cloches sont presque inaudibles", a-t-il déclaré, ajoutant que les riverains semblent se concentrer uniquement sur ce bruit, ignorant d’autres nuisances plus significatives comme le passage des avions de l’aéroport voisin d’Avignon.
L’agriculteur a même comparé le son des cloches à "un moustique dans la chambre" : il est agaçant, mais pas vraiment fort. En effet, la loi protège les activités agricoles dans les zones rurales, incluant les sons d’animaux et autres bruits d’origine naturelle. Il a également souligné que ses terres sont exploitées sans interruption depuis quarante ans.
Les plaintes sur les nuisances sonores provoquées par des cloches de vaches ne sont pas un phénomène isolé. En août dernier, un éleveur de Haute-Saône avait aussi été confronté à des demandes similaires, mais avait choisi de ne pas retirer les cloches, soutenu par son maire. De même, des problèmes semblables affligent d'autres régions, comme à Villepail en Mayenne, où un agriculteur a dû céder sous la pression d'une pétition réunissant une soixantaine de signatures.
Les débats sur la coexistence entre les activités agricoles et le cadre de vie des riverains continuent d'alimenter les discussions dans tout le pays, selon les observateurs. Des agriculteurs et des experts s'accordent à dire que ces problématiques doivent être abordées avec un dialogue constructif pour préserver l'harmonie entre milieux urbains et ruraux. Les municipalités, comme à Morières-lès-Avignon, militent pour favoriser cet échange plutôt que de céder aux plaintes immédiates.







