Odette Bergoffen, née Blanchet, a quitté ce monde dans la nuit du 5 au 6 janvier 2026 à Angers, à l'âge de 101 ans. Originaire d'Avrillé, elle est reconnue pour avoir sauvé une mère juive et ses deux enfants en 1942, un acte courageux qui lui a valu le titre honorifique de Juste parmi les Nations, décerné par Yad Vashem, l'organisme international dédié à la mémoire des victimes de la Shoah.
« D’autres auraient pu faire mieux de moi », affirmait-elle humblement, mettant en lumière sa modestie face à des actes héroïques. Ses mots résonnent, témoignant d'une détermination à agir sans attendre de reconnaissance.
Elle a été récemment honorée chevalière de la Légion d’honneur par Christophe Béchu, le maire d’Angers, le 8 mars 2025, peu avant son centième anniversaire. Ce titre témoigne de l'impact durable de ses actions pendant une période troublée de l'histoire. Selon plusieurs témoins, Odette n'était pas seulement une héroïne, mais également une figure inspirante pour des générations future, symbolisant la résistance et l'humanité au cœur des ténèbres.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Odette a épousé Léo Bergoffen, qui était le dernier rescapé d’Auschwitz dans la région. Ils ont partagé un parcours de vie marqué par des événements dramatiques et des luttes, renforçant leur engagement commun envers les valeurs humanistes.
Odette Bergoffen s'est éteinte à la clinique Saint-Joseph, où elle était hospitalisée depuis le 3 janvier. Son décès survient alors que la France célèbre le courage et la résilience de ceux qui ont combattu pour la justice. Sa vie, marquée par des actes de bravoure et de générosité, continuera d'inspirer et de rappeler l'importance de se tenir aux côtés des opprimés.







