Le 5 janvier 2026 marque la fin de la consultation publique sur le projet de centre de rétention administrative (CRA) à Nantes, initiée le 1er décembre. Le bilan est sans appel : 697 contributions ont été enregistrées, et la grande majorité d'entre elles sont largement défavorables. A en juger par les retours reçus, l'opinion publique semble résolument contre ce projet.
Beaucoup de participants à cette consultation expriment leur indignation. Des voix anonymes se font entendre, relayant des sentiments forts : « Criminaliser et enfermer les personnes étrangères n'est pas un projet acceptable. D'autres options doivent être envisagées pour respecter la dignité humaine. » D'autres avis émanent d'associations locales, comme l'Association des riverains et amis de la Beaujoire (ARALB), qui souligne que « l'artificialisation de l'espace naturel du Bois-Dormant ne servira pas l'intérêt général ». Ces affirmations reflètent un sentiment partagé par de nombreuses organisations de défense des droits humains.
Les critiques ne se limitent pas aux citoyens. Des experts en sociologie et en droits de l'homme mettent en avant les conséquences socio-psychologiques de l'enfermement des migrants. Selon une étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po, l'enfermement administratif peut avoir des effets dévastateurs sur la santé mentale des individus concernés et engendre souvent des traumatismes à long terme.
Les défenseurs du projet, quant à eux, soutiennent qu'un CRA est nécessaire pour gérer les questions d'immigration dans un cadre juridique. Selon le ministre de l'Intérieur, cette structure serait conçue pour « améliorer la justice administrative » et « garantir la sécurité ». Toutefois, ces justifications ne semblent pas convaincre une bonne partie de la population et des observateurs.
En somme, à l’issue de cette consultation, la plupart des Nantais affirment leur refus d’un projet qu’ils jugent inacceptable sous les conditions actuelles. Il reste à voir comment les autorités réagiront face à ce fort désaccord public, mais le mouvement de contestation se renforce jour après jour. A cette occasion, les Nantais rappellent la nécessité de solutions d’accueil respectueuses des droits de l'homme pour les personnes en situation de migration.







