À l'hôpital de Laval, le docteur Vincent Jonquet a été nommé à la tête du département de médecine d'urgence le 1ᵉʳ juin 2026, remplaçant son prédécesseur, qui occupait le poste depuis fin 2023. Ce changement a rapidement provoqué des réactions négatives, notamment de la part de la section Force ouvrière du Syndicat national des médecins hospitaliers, qui dénonce des méthodes de management jugées "brutales".
Les critiques fusent quant à la décision de la direction de l’hôpital. Un représentant syndical a déclaré : "On assiste à une attaque personnelle des praticiens sans remise en cause de leurs compétences. Les décisions semblent venues d'ailleurs, laissant présager un climat de travail déjà tendu en Mayenne." Pour les professionnels sur place, cette gestion pourrait aggraver les problèmes de recrutement, alors que le département fait face à une pénurie croissante de personnel médical.
Un changement stratégique ou une décision contestée ?
Du côté de la direction, le changement de chef est présenté comme étant "en bonne intelligence" et en accord avec les responsables d'autres hôpitaux tels que ceux d’Angers, du Mans et de Rennes. D’après les autorités, cette réorganisation vise à "consolider" l’organisation territoriale de la médecine d'urgence. Pourtant, aucune information concrète n'est fournie sur le motif réel qui a conduit à l'évacuation de l'ancien chef des urgences.
La tension est palpable au sein du centre hospitalier de Laval, déjà éprouvé par une réorganisation des urgences antérieure. Des professionnels comme la docteure Caroline Bremaud, écartée de son poste de chef des urgences fin 2023, soulignent un malaise persistant. Dans une récente déclaration, elle a indiqué : "Il s'agissait d'un médecin qui tenait à l'équilibre entre le bien-être des patients et celui de son équipe. Aujourd'hui, cette dynamique est mise à mal."
Une époque de changement et de tension
Les tensions autour de la gestion des urgences à Laval ne sont pas nouvelles. Les avis parmi les praticiens divergent quant à la direction actuelle. Un autre médecin a noté : "Le docteur Jonquet était conscient des enjeux et savait s'opposer à des décisions qu'il considérait inappropriées. Son départ soulève de nombreuses inquiétudes concernant l’avenir de notre service de santé." Alors que des questionnements persistent sur les conditions de travail au sein des hôpitaux, l’avenir des urgences de Laval dépendra de la façon dont la direction répondra aux préoccupations de son personnel.







