Un homme de 44 ans, gérant d'une pâtisserie au Mans (Sarthe), est mis en examen pour des agressions sexuelles présumées sur trois de ses salariées entre 2019 et 2022. Le tribunal judiciaire de Mans a entendu le requérant ce jeudi, et la décision finale sera annoncée le 2 juillet 2026.
Des gestes inappropriés révélés
Les faits reprochés, selon la présidente du tribunal, se sont déroulés entre septembre 2019 et janvier 2022. Trois femmes accusent le pâtissier d'avoir régulièrement touché leurs fesses et, dans un cas, le sein d'une d'entre elles dans le laboratoire de la pâtisserie et derrière la caisse du point de vente. Une des victimes, alors âgée de seulement 16 ans et en stage, n'était pas présente lors de l'audience. Les deux autres, âgées de 30 et 46 ans, étaient néanmoins présentes et ont été accompagnées par une dizaine de personnes pour les soutenir.
« Ma cliente a décidé d'assister à l'audience, malgré la douleur que cela lui a causée. Elle peut enfin prendre une grande respiration, bien qu'elle n'éprouve pas une totale libération en attendant le verdict du tribunal », a déclaré Maître Sylvie Chartier-Labbé, l'avocate d'une des victimes.
Un homme au casier vierge, mais des affaires passées
Bien que le prévenu n'ait jamais été condamné auparavant pour des faits similaires, il a été impliqué dans une affaire où une ancienne apprentie, mineure, avait déposé une plainte pour agressions sexuelles et viols dans sa boutique, qui n'a pas abouti à des poursuites judiciaires. L'homme a rapidement rejeté ces accusations, les qualifiant de mensonges. La présidente du tribunal a décrit le prévenu comme « affable », un « dragueur qui aime plaire », tandis que lui-même soutient que ces accusations résulteraient d'une jalousie de ses employées.
Mesures judiciaires préconisées
Le procureur a demandé l'interdiction pour le pâtissier d'entrer en contact avec les victimes et de se rendre sur leurs lieux de travail. De plus, il s'est vu interdire l'exercice de son métier et toute interaction avec des mineures. Le tribunal rendra son avis le 2 juillet 2026.
Ce cas soulève également des questions sur la protection des victimes et l'environnement de travail sécurisé que les employées doivent avoir. Les experts insistent sur l'importance d'une vigilance accrue au sein des entreprises pour prévenir tout comportement inapproprié de la part des employeurs. Le débat autour des environnements de travail sécurisés est plus que jamais d'actualité, soulignant la nécessité de donner une voix aux victimes dans des situations similaires.







