Le Bioparc de Doué-en-Anjou (Maine-et-Loire) a été honoré comme le deuxième zoo le plus éthique du monde par la célèbre revue américaine National Geographic le 5 mai 2026, une première pour un établissement français.
À l'occasion de son 65ème anniversaire, cette distinction témoigne des efforts considérables déployés par le Bioparc pour le bien-être animal et le soutien à divers projets de conservation à l'échelle mondiale. Pierre Gay, fils de Louis Gay, l'un des fondateurs, a exprimé sa surprise en découvrant cette nouvelle sur les réseaux sociaux. "Quel honneur pour un petit établissement comme le nôtre !", a-t-il déclaré. Le podium est complété par le zoo de Leipzig (Allemagne) en première place, suivi du parc zoologique national de Washington (États-Unis).
Une aide aux espèces menacées
La revue National Geographic a souligné que bon nombre des 2 000 animaux représentant 130 espèces au Bioparc participent à des programmes européens pour la sauvegarde des espèces menacées. En 2025, l'établissement a versé près de 622 930 euros à des ONG engagées dans la protection des espèces en danger et de leurs habitats. En tout, depuis 2001, le Bioparc a distribué plus de 5,2 millions d'euros.
François Gay, directeur du Bioparc depuis 2003 et fils de Pierre, insiste sur l'impact majeur de cet établissement. Il a joué un rôle crucial dans la création de réserves au Pérou pour l'ours à lunettes et la sauvegarde du flamant du Chili, ainsi que dans la préservation de la Réserve naturelle nationale des girafes du Niger, qui fait 1,6 million d’hectares.
Un projet ambitieux à venir inclut la réintroduction de quatre varis roux, l'une des espèces de primates les plus menacées, à Madagascar. "C’est une première mondiale", se vante François Gay. De plus, le Bioparc s'apprête à créer des espaces adaptés pour ses félins asiatiques, avec une carrière forestière prévue pour accueillir les tigres de Sumatra et autres félins.
Le site, s'étendant sur 17 hectares, comprend des panneaux informatifs détaillant ses initiatives de conservation. Jean-Luc, un grand-père visitant le parc avec ses petits-enfants, souligne l'importance de ces efforts : "Ici, on participe à une cause véritable. La distinction de National Geographic devrait attirer encore plus de visiteurs," a-t-il ajouté.







