Le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanque ont trouvé la mort lors d'un exercice de plongée dans la rivière du Maine. Selon les informations préliminaires, ils auraient été piégés dans une cavité sous-marine. Une enquête pour homicide involontaire est ouverte afin d'élucider les circonstances de ce drame, et des autopsies sont prévues dans les prochains jours.
Les premières heures après l'accident ont été marquées par l'inquiétude et l'urgence. Dans la nuit de lundi à mardi, alors que deux militaires effectuaient un exercice de plongée dans la rivière, leurs signes de vie ont brusquement disparu. Malgré les efforts conjugués des équipes en surface et des secours, le sergent Bin Chen, en service au 1er Régiment étranger de génie de Laudun (Gard), et le caporal-chef Axel Delplanque, membre du 6e Régiment du génie d’Angers, n'ont pas pu être sauvés.
Pour comprendre les événements ayant conduit à ce tragique accident, une enquête pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Rennes. D'après les premiers éléments, les deux militaires étaient en contact avec une embarcation en surface grâce à une bouée, qui est restée immobile, signalant ainsi leur détresse. Des témoignages rapportent également des appels à l'aide provenant des plongeurs, ce qui a poussé les moniteurs à explorer la zone, comme l'indique un article de 20 Minutes.
Une cavité inconnue
Lors de cette recherche, une cavité sous un pont, qui n'était pas connue des plongeurs, a été découverte. Située à environ six mètres sous l'eau, c'est là que les corps des militaires ont été retrouvés. Malgré un transport urgent au CHU d’Angers, ils n'ont pas survécu au tragique incident.
L'enquête se poursuivant, le procureur a précisé que les autopsies des militaires auraient lieu prochainement. Par ailleurs, le matériel de plongée sera examiné pour vérifier d'éventuelles défaillances techniques qui auraient pu contribuer à cette tragédie. Les conditions de plongée dans une telle cavité comportent toujours des risques, notamment à cause de la présence d'appels d'air ou de courants fluviaux, et la faible visibilité sous l'eau ne fait qu'aggraver la situation, comme le souligne le parquet.







