Le mois d'avril a été particulièrement sec en Sarthe, avec de rares averses qui n'ont pas suffi à irriguer les terres agricoles. Les jardiniers de la région commencent déjà à puiser dans leurs réserves. ICI Maine a interviewé plusieurs passionnés de jardinage qui déclarent subir les conséquences de cette sécheresse.
Les pompiers de la Sarthe sont en alerte en raison de l’augmentation du risque d’incendie de forêt. Un premier sinistre s'est déjà déclaré ce lundi 27 avril 2026 à Cérans-Foulletourte, où près de trois hectares de pins ont été consumés. Bien que cela ne soit pas inhabituel pour la saison, cet événement souligne la gravité de la situation.
"Nous avons constaté une baisse significative du taux d'hydrométrie ainsi qu'une végétation particulièrement sèche, propice aux départs de feu," déclare le lieutenant Simon Givras du Détachement d’intervention spécialisé des pompiers de la Sarthe. La chaleur et le vent intensifient ce risque.
Carole, résidente de Cérans, a exprimé son angoisse face à la situation. Elle se souvient d'un incendie survenu près de chez elle en 2017 et des grands feux de forêt de 2022 qui ont ravagé 350 hectares dans la Sarthe, en particulier à Mulsanne, Téloché et Ruaudin.
"Nous avions même préparé un sac en cas d'évacuation. Quand nous avons vu la fumée noire, nous avons immédiatement compris. C'est reparti comme il y a neuf ans," raconte-t-elle.
Des feux tactiques expérimentés cet été en Sarthe
Pour éviter de revivre une telle catastrophe, les pompiers n'hésitent plus à mobiliser d'importants moyens dès les premières flammes. Lors de l'incendie de Cérans-Foulletourte, 140 sapeurs ont été déployés. La Sarthe possède également l'un des rares détachements d'intervention spécialisé dans la lutte contre les feux de forêt (DIS).
"Nous avons des missions variées, allant de l'ouverture de voies pour faciliter l'accès des pompiers à la mise en place de feux tactiques destinés à stopper la propagation d'un incendie," précise Simon Givras.
Débroussaillage obligatoire
La prévention des feux de forêt repose également sur la responsabilité des riverains. Eric, un habitant de la commune, a récemment débroussaillé son terrain.
"Nous ne sommes pas trop inquiets car notre terrain est propre, ce qui aide à limiter la propagation des flammes," affirme-t-il. Depuis décembre, le débroussaillage est d’ailleurs devenu obligatoire pour une partie des habitants, suite à un arrêté préfectoral qui s’applique dans 118 communes, afin de protéger six massifs forestiers représentant 70 000 hectares à risque.







