Depuis le début de l'année, l'essor des ventes de voitures électriques en Mayenne est indéniable. En mars 2026, 22 % des nouvelles immatriculations dans la région étaient des véhicules électriques, selon les données de la Dreal. Ce chiffre marque une augmentation de 20 % par rapport à l'année précédente. Les concessionnaires de la région signalent une demande accrue, en grande partie en raison de l’envolée des prix des carburants.
Jean-Michel Lucas, PDG de Bonchamp Automobile, affirme : "Les voitures électriques représentent environ 25 % de nos ventes totales cette année. Certains concessionnaires ont même atteint jusqu'à 90 % de ventes en électriques durant certaines portes ouvertes." Cette dynamique se confirme dans tout le secteur des Pays de la Loire, où le passage à l'électrique semble devenir incontournable.
Un rapport qualité-prix très compétitif
Jusqu'à récemment, le coût élevé des véhicules électriques était un frein pour de nombreux consommateurs, mais la situation a évolué. "Grâce à des primes telles que le CEE, le prix d'achat est désormais comparable à celui des modèles thermiques. De plus, le coût énergétique a été réduit de trois à quatre fois, tandis que l'entretien est divisé par deux, rendant ainsi ces véhicules bien plus attractifs," explique Anthony Lesaulnier, responsable commercial chez GT Automobile à Bonchamp-lès-Laval.
Outre les prix, l’autonomie constitue également un enjeu crucial pour les acheteurs. Les véhicules électriques d’aujourd’hui peuvent parcourir entre 400 et 600 km avec une seule charge, un chiffre qui rivalise avec les voitures à essence. "Le temps de charge est également court : une batterie peut être rechargée en 20 minutes, ce qui coïncide avec une pause sur l’autoroute. La plupart de nos clients ne parcourent pas plus de 400 km par jour," ajoute l'expert de GT Automobile.
Des clients conduisant des véhicules thermiques envisagent sérieusement d’effectuer la transition. Térence, un client de GT Automobile, témoigne : "Nous avons déjà une voiture électrique pour nos déplacements quotidiens. Avec la hausse des prix des carburants et les améliorations technologiques, il est probable que nous finissions par passer à deux voitures électriques à long terme. Nous savons depuis un moment que le pétrole n'est pas une solution durable."
Les ventes de voitures à essence maintiennent leur position
Malgré l’essor des ventes de voitures électriques neuves et d'occasion, qui ont augmenté de 45 % en un an, les véhicules à essence constituent encore 63 % des immatriculations dans la région. En revanche, les voitures diesel connaissent une chute, ne représentant plus que 5 % du marché global sur l'année écoulée, tandis que les hybrides rechargeables peinent également à se démarquer.







