La trêve entre les États-Unis et l'Iran semble se diriger vers une fin brutale. Le président américain, Donald Trump, prépare les esprits à une reprise des frappes. Il rejette toute idée de prolonger le cessez-le-feu et se dit prêt à bombarder à nouveau le pays. De son côté, l'Iran se montre également déterminé, affirmant négocier "le doigt sur la gâchette".
Islamabad, la capitale pakistanaise, est entièrement bouclée, se préparant à accueillir de nouveaux pourparlers. Cependant, ni la délégation américaine, dirigée par le vice-président J.D. Vance, ni le président du Parlement iranien ne se sont encore manifestés. Les deux parties ne s'accordent même pas sur le moment de mettre fin au cessez-le-feu, lequel pourrait se terminer selon Washington dès cette nuit, alors que Téhéran évoque une fin demain soir.
Trump a déclaré : "Je m'attends à bombarder à nouveau, car c'est la meilleure idée pour avancer. On est prêt à le faire. Les militaires ont hâte". Dans un effort de maintenir la pression sur Téhéran, la marine américaine a intercepté un pétrolier, le Tivani, battant pavillon du Botswana, chargé de pétrole iranien en direction de l'Asie. Parallèlement, Trump demande la libération de huit femmes condamnées à la pendaison, ce que le régime iranien dément. "Ne leur faites pas de mal", écrit-il sur ses réseaux sociaux, espérant que ceci pourrait être un bon début pour le dialogue.
Vers une reprise du conflit dès la fin du cessez-le-feu ?
Les Iraniens, cependant, ne semblent pas impressionnés. Sur la télévision d'État, Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire iranien, reste sceptique : "Il est possible que nos négociations n'aboutissent véritablement à rien et qu'il nous soit nécessaire de mener à nouveau des opérations militaires". Depuis le 20 avril, des avions militaires américains atterrissent au Pakistan, mais l'incertitude demeure quant à la tenue des négociations prévues pour le 21 avril.







