Une saison inédite s'annonce ce weekend aux Tipis du Bonheur de Vivre, mais pour la première fois, le camp sera sans son fondateur, Jean Lemoro. Après 25 ans à la tête de ce site amérindien situé à Brûlon, il transmet les rênes à Sylvain Masson et Céline Richard, un couple d'anciens militaires passionnés par la culture amérindienne.
Pour Jean Lemoro, c'est une page d'histoire qui se tourne, pleine d'émotion. "J'ai débuté ce projet il y a 25 ans, et au départ, beaucoup se moquaient de moi. Ils ne comprenaient pas pourquoi un Parisien s'installait à la campagne pour créer un camp amérindien", se remémore-t-il. L'ancien militaire, désormais retraité, se dit fier de l'avril qui a suivi les premiers pas hésitants, transformant le site en un lieu reconnu pour son authenticité et son engagement envers la culture amérindienne.
Les nouveaux gérants, Sylvain et Céline, se sont laissés séduire par ce lieu unique. "Notre parcours dans l'armée nous a offert de merveilleux souvenirs, mais nous souhaitions quelque chose de plus authentique, un contact réel avec le public", explique Sylvain. Quand l'occasion de racheter le camp s'est présentée, le couple a su saisir la chance d'apporter sa vision tout en respectant l'héritage de Lemoro.
Un lieu riche en expériences et en émotions
Le camp propose désormais 17 tipis, chacun pouvant accueillir entre 2 et 10 personnes. D'autres logements, plus confortables, pourraient voir le jour. Les soirées à thème, qui attirent les amateurs de culture amérindienne, sont maintenues avec la participation de véritables Amérindiens, venus parfois des États-Unis ou du Mexique. "Nous conservons les contes et légendes traditionnels, essentiels à l'expérience que nous souhaitons offrir", assure Céline.
Pour enrichir l'expérience, des activités thématiques pour enfants telles que le lancer de tomahawk ont aussi été instaurées. L'initiative attire l'attention des écoles avec près de 2000 élèves attendus cette saison. "Nous voulons qu'ils plongent dans cette culture d'une manière ludique et éducative", souligne Sylvain.
Des souvenirs précieux pour Jean Lemoro
L'émotion est palpable dans les mots de Lemoro, qui se réjouit de voir le camp continuer son chemin. "Le plus difficile, c'était de créer. Maintenant, je confie le flambeau à d'autres", conclut-il, reconnaissant que son héritage est entre de bonnes mains.
Dans le même temps, Aurélio Gaïer, ancien employé du camp, reprend l'hôtel Le Ranch, également dédié à la culture amérindienne, une belle continuité pour cet univers et une belle histoire de succession.







