Le conseil départemental de l'Éducation nationale, qui s'est tenu le 9 avril dernier à Laval, a validé le projet de carte scolaire pour 2026 en Mayenne. Ce plan prévoit la fermeture de 20 classes pour seulement 11 nouvelles ouvertures, un bilan qui suscite la colère des parents d'élèves et des syndicats éducatifs.
Près de quarante manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de Laval en signe de protestation. Bien que la fermeture d'une classe ait été évitée à Louvigné, la situation reste préoccupante pour de nombreux établissements. Les 20 classes qui fermeront à la rentrée prochaine renforcent le sentiment d'insatisfaction parmi la communauté éducative, notamment pour les écoles rurales en difficulté.
Des parents inquiets pour la qualité de l'enseignement
Les parents de l'école Jacques Prévert à Laval, ainsi que ceux d'autres établissements comme le regroupement pédagogique intercommunal d'Alexain et de St Germain-le-Guillaume, sont particulièrement touchés. "Nous craignons que la fermeture d'une classe ne nuise à la qualité de l'enseignement, surtout que notre école est bilingue. Les classes moins chargées favorisent l'expression des élèves, et cela pourrait ralentir leur progression," s'inquiète Vincent, père d'une élève.
Ces préoccupations s'étendent également à l'organisation des sorties scolaires, avec moins d'accompagnateurs disponibles pour un plus grand nombre d'enfants. Ce climat d'incertitude pousse certains parents à considérer des alternatives privées pour l'éducation de leurs enfants.
Le SNUDI FO 53 et la FCPE claquent la porte du CDEN
Durant la réunion, après deux heures de débats, les représentants du SNUDI FO 53 et de la FCPE ont quitté la séance, dénonçant une situation inacceptable. "Cette carte scolaire est d'une violence sans précédent et ne répond pas aux besoins du terrain. La DASEN et la préfète ont ignoré nos élus et les parents d'élèves mobilisés, ce qui a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase,” explique Stève Gaudin, secrétaire départemental du SNUDI FO 53.
Les inquiétudes pour l'avenir de l'éducation dans les zones rurales persistent, alors que des ajustements pourraient être envisagés en fonction de l'évolution démographique lors de la prochaine rentrée scolaire.







