Le projet de carte scolaire a été présenté le 2 avril 2026 aux syndicats enseignants de la Sarthe, marquant une étape importante dans la planification éducative de la région. Face à une baisse significative du nombre d'élèves, les autorités académiques prévoient 42 fermetures de classes pour seulement 4 ouvertures à la rentrée de septembre. Cette décision a suscité une vive contestation, toutes les organisations syndicales présentes ayant voté contre le projet. Une nouvelle présentation de celui-ci est prévue pour le 9 avril.
Une tendance inquiétante : la baisse du nombre d'élèves en Sarthe
La direction des services départementaux de l'éducation nationale de la Sarthe souligne que cette proposition vise à améliorer les conditions d'encadrement. En moyenne, chaque classe comptera environ 20,56 élèves, ce qui représente une légère amélioration par rapport à la situation antérieure. Selon les chiffres du rectorat, le nombre d'élèves est passé de 41 790 à 40 902 entre 2025 et 2026, soit une diminution de 888 enfants. La Sarthe devra également rendre 21 postes d'enseignants sur 136 supprimés à l'échelle académique, une perte qui inquiète les éducateurs.
Les ouvertures de classe prévues
Malgré ces fermetures, quatre ouvertures de classes sont envisagées dans des établissements du Mans, notamment à l'école maternelle Louis Pergaud et l'école primaire Jean Mermoz, ainsi qu'à l'école maternelle de Loué et l'école primaire Lyautey à Allonnes.
Les 42 fermetures de classe à l'ordre du jour
Les fermetures toucheront principalement des écoles élémentaires de la ville du Mans, parmi lesquelles les établissements : Docteur Calmette, Gaston Bachelard, Jean Macé, et Louis Blériot, pour n'en nommer que quelques-uns. Dans d'autres villes de l'agglomération, Allonnes verra deux classes disparaître à l'école maternelle Paul Langevin et à l'école élémentaire Jules Ferry. D'autres établissements, comme l'école maternelle Henri Matisse à La Bazoge et l'école élémentaire Fernand Boutier à Ruaudin, sont également concernés.
Les syndicats, parmi eux le Snuipp-FSU, affirment que ces décisions pourraient altérer la qualité de l'enseignement dans la région, Daniel Lemaitre, secrétaire départemental, a déclaré : "Nous nous battons pour un meilleur avenir éducatif, et ces suppressions de classes ne sont pas la solution. Les besoins des élèves doivent primer sur des économies budgétaires."







