Jeudi 2 avril, 350 collégiens de Mayenne ont participé à une journée dédiée au sport partagé, organisée par l'UNSS 53, au complexe sportif de L'Huisserie. Au programme : ping-pong dans l'obscurité, basket-fauteuil et disque golf, permettant aux jeunes de vivre des moments d'échanges et de convivialité avec leurs camarades en situation de handicap. La présidente du Comité paralympique français, Marie-Amélie Le Fur, était présente pour encourager cette initiative.
"Il y a en Mayenne une réelle volonté d'évoluer les politiques publiques en faveur du sport pour les personnes en situation de handicap", a-t-elle déclaré, saluant l'engagement d'une diversité d'acteurs dans le département. Cette journée était la 12ème édition, avec une fréquence qui peut atteindre deux fois par an.
Des clubs formés à accueillir des pratiquants handicapés
Marie-Amélie Le Fur a également évoqué les progrès réalisés dans le domaine associatif, soulignant toutefois certaines inquiétudes concernant la capacité d'accueil des clubs pour le public en situation de handicap. Elle a mis en avant les initiatives du Comité paralympique, comme le programme de "club inclusif", qui forme les clubs à l'accueil des personnes handicapées. Actuellement, 2500 clubs en France y participent, y compris plusieurs en Mayenne, contribuant ainsi à créer un environnement plus inclusif.
Pour cultiver la prochaine génération de champions, elle a appelé à "détecter davantage de talents", notamment en visant à inclure plus de femmes et des personnes avec des handicaps plus sévères dans les équipes paralympiques. Le sport n'est pas seulement une question de performance, mais de qualité de vie. Elle a souligné l'importance de résoudre les problèmes financiers, de logement et de mobilité qui empêchent certains de participer pleinement aux activités sportives.
En conclusion, cette journée sport partagé témoigne des efforts continus pour faire évoluer les mentalités et encourager l'inclusion des personnes en situation de handicap dans le sport. Les mots de Marie-Amélie Le Fur résonnent comme un appel à l'action pour tous les acteurs impliqués.







