Lors d'une conférence de presse tenue à Bercy, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a annoncé la relance des appels d'offres pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables. L'éolien terrestre et maritime, ainsi que le photovoltaïque, seront mis en avant dans le cadre de cette initiative, afin de diminuer la dépendance de la France aux combustibles fossiles, durement affectés par la guerre au Moyen-Orient.
Ce programme s'inscrit dans la feuille de route énergétique de la France, récemment dévoilée après de longs débats au Parlement. Dans le cadre de cette relance, l’État prévoit d’attribuer dix projets de parcs éoliens offshore, totalisant 10 gigawatts (GW) de puissance, ce qui équivaut à la capacité de dix réacteurs nucléaires. La ministre a affirmé l'intention de finaliser ces procédures d'ici "début 2027", avant les prochaines élections présidentielles, comme l'a rapporté Les Échos.
Pour répondre aux réticences antérieures, la moitié des nouveaux parcs seront flottants, permettant une installation plus éloignée des côtes. Leur développement pose cependant des défis de coût. Ces installations seront disséminées sur les littoraux français, incluant des sites comme Fécamp-Grand-Large et le Golfe de Fos.
Les ambitions du gouvernement s'étendent à renforcer l'éolien offshore à 15 GW d'ici 2035, contre 2 GW actuellement, tout en favorisant les composants produits localement, notamment à Cherbourg et Le Havre. Un total projeté de 30 000 emplois pourrait émerger dans ce secteur, contre 8 000 actuellement.
Un plan d'électrification à venir
En ce qui concerne l'éolien terrestre, un seul appel d'offres est prévu cette année. La stratégie pluriannuelle de l'énergie (PPE) privilégie plutôt la modernisation des installations existantes. Concernant le photovoltaïque, le gouvernement ambitionne d’augmenter sa capacité à 48 GW d’ici 2030, contre 30 GW aujourd'hui, avec 2,9 GW d'appels d'offres à venir.
Le plan vise à réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles, dont l'importation a coûté 64 milliards d'euros en 2024. Actuellement, plus de 60% de l'énergie consommée provient d'hydrocarbures, et l'objectif du gouvernement est de faire passer cette proportion à 40% d'ici 2030. Cela nécessite une augmentation significative de la production d'électricité, même si la demande stagne.
Cette transition est impatiente, notamment en raison de la hausse des prix des hydrocarbures causée par le conflit au Moyen-Orient. Un "grand plan d'électrification" sera également annoncé la semaine prochaine, intégrant des mesures concrètes pour soutenir les conducteurs.







