Le conflit autour des réserves de substitution se poursuit par communiqués interposés malgré un week-end de mobilisation intense.
Suite à un rassemblement marquant les trois ans de Sainte-Soline, le collectif Bassines, non merci!, a exprimé sa satisfaction dans un communiqué du 29 mars 2026, affirmant que ces événements ont permis de réaffirmer leur détermination. « Pour exprimer à la fois notre colère et notre joie, » ont-ils noté.
Le groupe insiste sur sa lutte dans le cadre judiciaire, témoignant de leur volonté de combattre « les violences policières inacceptables » et de stopper la prolifération des mégabassines. Ils déclarent que « Sainte-Soline est un symbole, une mémoire vive, » soulignant son importance dans leur combat.
Le collectif a également salué l'excellente ambiance du samedi, précisant qu'ils n'étaient pas tombés dans le « piège » tendu par la Coordination rurale, qui avait prévu d'interferrer dans leur mobilisation mais a finalement choisi de manifester séparément à Sainte-Soline.
Un climat pacifique, mais des tensions persistantes
De son côté, la Coordination rurale a également publié une déclaration le 29 mars, évoquant son rassemblement qui s'est tenu dans une atmosphère « pacifiste et chaleureuse ». Ils insistent sur le fait qu'ils ne se laisseront plus faire et dénoncent un affaiblissement du mouvement antibassines, tout en affirmant leur détermination à défendre leur métier et leur souveraineté alimentaire.
Ces déclarations reflètent des opinions divergentes sur l'avenir des bassines agricoles en France. Des experts appellent à un dialogue constructif entre les parties pour apaiser les tensions croissantes. “Les discussions doivent se baser sur des données scientifiques et des compromis viables,” a déclaré un agronome de l'INRAE.







