Tout juste élu maire de Carcassonne, en Occitanie, l'élu du Rassemblement national (RN) a rapidement mis en œuvre une mesure qui suscite la controverse ce dimanche 29 mars 2026, cherchant à restaurer la calme en centre-ville.
Lors du deuxième tour des élections municipales 2026, la ville de Carcassonne, connue pour sa citadelle impressionnante, a vu un duel serré. Le candidat du Rassemblement national, Christophe Barthès, a su séduire les électeurs avec un score de 40,40 %, devançant ainsi François Mourad (30,84 %) du parti Horizons et le socialiste Alix Soler-Alcaraz (28,75 %), qui avait formé une coalition avec le maire sortant Gérard Larrat, d'ailleurs éliminé de la course.
Christophe Barthès, agriculteur de 59 ans, a été officiellement intronisé maire lors d'un premier conseil municipal tenu à 10 heures. "Nous ne sommes pas seulement à l’aube d’un nouveau mandat, mais d’un véritable tournant pour notre ville", a-t-il affirmé, comme rapporté par France 3 Occitanie. Barthès a souligné qu'un grand nombre d’habitants ont ressenti un manque d’écoute et une dégradation de leur cadre de vie. "Ce temps est révolu."
"Mettre fin à la mendicité en centre-ville"
Déterminé à réaliser ses promesses de campagne, il a déclaré : "Mettre un terme à la mendicité en centre-ville, c’est terminé !" Ce dernier a rapidement signé un arrêté anti-mendicité, justifiant sa décision par le besoin de "rétablir une certaine tranquillité." Il a mentionné que cette situation représente "un trouble à l’ordre public," rapportant ses propos sur sa page Facebook, accompagnés d'une vidéo de la signature de l'arrêté, applaudi par ses partisans.
En réaction, Alix Soler-Alcaraz n’a pas tardé à critiquer cette décision : "Une ville ne se nettoie pas avec des idées nauséabondes. Nous sommes convaincus que seule la cohésion, l’écoute et l'empathie pourront véritablement améliorer la qualité de vie à Carcassonne, non pas en écartant certains de ses habitants," a-t-il partagé sur ses réseaux sociaux, rappelant l’importance de l’inclusion.







