Sur BFMTV-RMC, Maud Bregeon a plaidé pour la nécessité d'un "candidat unique de la droite et du centre dès le premier tour" lors des élections présidentielles de 2027. Elle met en garde contre un second tour potentiellement désastreux entre La France insoumise et le Rassemblement national.
Elle décrit une coalition qui pourrait rassembler des personnalités du camp présidentiel et du parti Les Républicains (LR), soulignant le devoir de trouver un consensus dans ce qu'elle appelle "le socle commun de la droite". "Nous avons des ministres LR au sein du gouvernement, ce qui prouve qu'il est possible de s'unir pour protéger la France des extrêmes", a-t-elle affirmé.
La multiplicité des candidatures : un défi à surmonter
Maud Bregeon n’est pas seule dans cette démarche. Des figures comme le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, partagent cette vision, suggérant même l'idée d'une primaire afin de désigner ce candidat commun.
Cependant, plusieurs obstacles demeurent. Différents courants au sein de la droite ne s'accordent pas sur qui devrait faire partie de cette alliance. Par exemple, Laurent Wauquiez, le chef des députés LR, et David Lisnard, déjà candidat à la présidentielle, envisagent d’élargir le périmètre jusqu'à des figures du parti d'extrême droite Reconquête.
D'autres, comme Valérie Pécresse, expriment des réserves, insistant sur le fait qu'une primaire ne doit pas inclure l'extrême droite. "Une telle alliance ne doit pas se faire aux dépens de nos valeurs", déclarait-elle récemment.
Les candidatures se multiplient – avec des personnalités telles qu'Édouard Philippe, actuellement en tête des sondages, qui reste néanmoins sceptique quant à l'idée d'une primaire. Face à ces divisions internes, le débat reste ouvert et la nécessité d'une stratégie commune semble plus pressante que jamais.
Dans ce contexte de tensions et d'incertitudes, l'avenir de la droite française est en jeu. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si une unité peut vraiment émerger ou si les ambitions individuelles prévaudront.







