La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a intégré un communiqué ce lundi, annonçant la suspension d’accès au Palais-Bourbon de Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, visant à préserver l'intégrité de l'institution après le lynchage mortel de Quentin à Lyon (Rhône). Ce dernier est soupçonné d'être impliqué dans cet acte de violence tragique.
Dans son message sur X, Yaël Braun-Pivet a précisé que "le nom de Monsieur Jacques-Elie Favrot est cité par plusieurs témoins" et qu'une telle présence à l’Assemblée pourrait perturber l'ordre public. Elle a ajouté que cette mesure est prise "à titre conservatoire" et ne préjuge en rien des résultats de l’enquête judiciaire en cours.
Jacques-Elie Favrot « nie » toute responsabilité
Suite aux accusations, Jacques-Elie Favrot a décidé de "se retirer de ses fonctions d’assistant parlementaire durant le temps de l’enquête". Son avocat, Me Bertrand Sayn, a réincorporé que "Monsieur Favrot nie formellement être responsable de ce drame". Cette déclaration est venue après la diffusion de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux et dans la presse.
Réagissant à cette tragédie, Yaël Braun-Pivet a souligné : "Alors que Quentin, âgé de 23 ans, a perdu la vie suite à une violence inacceptable, il est de la responsabilité de la justice de déterminer les circonstances de ce crime". Son engagement à protéger la sécurité au sein de l’Assemblée est plus que jamais présent.
Interrogé sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu que des témoignages évoquent la présence de Favrot le soir des faits, mais il a précisé que les investigations étaient toujours en cours. En évoquant le lien allégué entre LFI et La Jeune Garde, un groupe antifasciste, Nuñez a mis en avant les complexités des réseaux impliqués sans que le parquet n'ait pour l’instant établi de relation directe.







