Le dernier conseil municipal de Saint-Nazaire, qui s'est tenu le vendredi 13 février, a été marqué par une intervention de l'opposition, portée par Hanane Rebiha, concernant le collectif Urgence sociale. L'élue a souligné l'effort de militants qui, depuis cinq semaines, se relaient pour apporter assistance aux familles sans abri. "Malgré la compétence évoquée comme étant celle de l'État, il est crucial de répondre à l'appel des Nazairiens qui ont fait preuve de solidarité envers ces familles. Il est temps d'engager des actions judicielles contre l'État pour défendre leurs droits", a-t-elle déclaré.
Le maire socialiste, David Samzun, n'a pas tardé à réagir : "Nous avons toujours porté un respect profond envers ces familles, et notre adjointe, Dominique Trigodet, a eu plusieurs rencontres avec les membres du collectif, mais celles-ci n'ont pas abouti à des propositions concrètes. À Saint-Nazaire, d'autres associations offrent des projets qui vont bien au-delà d'une simple indignation. Votre intention semble être de pointer du doigt la mairie. Je tiens à rappeler que la ville met à disposition des logements inoccupés pour des associations et que nous avons alloué 600 000 euros pour le soutien aux démarches solidaires."
Cette controverse souligne les tensions existantes concernant l'aide aux plus démunis dans la ville. Le quotidien local Ouest-France rapporte également que d'autres voix s'élèvent pour réclamer une plus grande implication de l'État en matière d'hébergement d'urgence et de solutions durables pour les familles en difficulté. En effet, les experts de la solidarité s'entendent à dire que les collectivités doivent jouer un rôle crucial, mais sans négliger les responsabilités gouvernementales.







