Lors d'une interview sur BFMTV-RMC, Valérie Pécresse a riposté avec vigueur aux paroles d'Elon Musk, qui a récemment exprimé son soutien à la candidature de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2027. "Si monsieur Musk avait la moindre idée de ce qu'il faut pour sauver la France, ça se saurait", a-t-elle déclaré, soulignant la distance entre l’opinion du milliardaire et celle des électorats français.
Les remarques de Musk, qui a récemment tweeté que "Marine Le Pen est le dernier espoir de la France", suscitent de vives réactions. D'après Pécresse, cette intervention pourrait ne pas mobiliser les électeurs, mais au contraire, les dissuader de soutenir son parti. "Franchement, il n'y a pas un Français qui va voter selon les consignes d'Elon Musk", a-t-elle inséré, évoquant une possible ingérence étrangère.
"Ça pourrait même être dissuasif, ce qui serait une bonne chose", a-t-elle ajouté.
Le RN "ne doit rien" à Elon Musk
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a également réagi, exhortant Musk à revoir ses jugements. "Comme on dit en français : il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Pour sa part, le Rassemblement national (RN), par la voix de Sébastien Chenu, a tenu à dissocier son mouvement de la polémique autour d'Elon Musk, affirmant, "On ne doit rien à Elon Musk" et ajoutant que son opinion ne représente pas une ingérence.
"Il fait ce qu'il veut. Qu'un milliardaire américain donne son avis, on est très loin de l'ingérence", a-t-il soutenu.
À gauche, Antoine Léaument (LFI) n'a pas manqué de dénoncer cet acte qu'il qualifie d'ingérence étrangère, affirmant que Musk a déjà tenté de s'immiscer dans la politique française lors de précédentes élections.
Connu pour ses déclarations provocatrices et son influence sur les réseaux sociaux, Elon Musk a déjà montré son soutien à d'autres partis d'extrême droite européens, comme l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Avec sa plateforme X, il atteint une audience massive de 240 millions d'abonnés, ce qui soulève les inquiétudes quant à l'impact de ses opinions sur la politique française.







