Ce week-end, l'Iran a annoncé la fermeture indéfinie du détroit d'Ormuz, un passage maritime crucial, après avoir ciblé un navire ayant emprunté une "route non autorisée". En réponse, les États-Unis ont intensifié leurs frappes, marquant ainsi une escalation significative de la confrontation entre les deux pays. Cette annonce soulève de sérieuses questions sur l'avenir de ce corridor maritime vital pour le transport pétrolier mondial.
Tel que rapporté par CNN, il s'agit de la troisième série d'opérations américaines contre l'Iran en une semaine. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a confirmé que l'attaque visait le GFS Galaxy, un porte-conteneurs sous pavillon chypriote, révélant qu'un membre de l'équipage est actuellement porté disparu.
Des explosions ont été signalées dans plusieurs villes iraniennes, dont Bandar Abbas et Qeshm. Selon Axios, les frappes américaines ont ciblé des installations militaires, notamment des radars et des sites de lancement de missiles.
Les Gardiens de la Révolution, force militaire iranienne, ont déclaré sur Telegram que la fermeture du détroit perdurerait "jusqu'à la fin des interventions américaines dans la région". Ils affirment que les navires n'ont pas respecté les avertissements concernant leur navigation.
Avec la fermeture prolongée du détroit, la situation devient de plus en plus instable. Comme l'affirme The New York Times, "la perspective d'une réouverture semble plus incertaine que jamais". Tohid Asadi, journaliste d'Al Jazeera, souligne que la situation évolue rapidement, avec des informations contradictoires sur la réouverture de la voie maritime.
Téhéran remet également en question les conditions établies par des puissances étrangères. Selon une analyse d'Axios, ce nouvel échange de tirs menace un accord précédemment conclu entre les États-Unis et l'Iran.
Mojtaba Khamenei promet de venger son père
La dynamique s'est intensifiée après les funérailles de l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des premières frappes de la guerre. Son fils, Mojtaba Khamenei, a promis une "vengeance inévitable". "Nous jurons de venger son sang pur", a t-il déclaré, soulignant ainsi la détermination de Téhéran à répondre à l'agression, comme rapporté par NBC News.
Vendredi, Donald Trump a accusé l'Iran d'avoir des intentions hostiles à son égard. Comme relayé par The Times of Israel, des renseignements israéliens ont révélé qu'un complot visant à assassiner le président américain avait été découvert.







