Le samedi matin, près de 1 000 personnes se sont rassemblées à Bordeaux pour protester contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Sous le slogan poignant "Protéger nos enfants : notre responsabilité d’adultes", les manifestants ont exprimé leur émotion à travers des coups de sifflet et des tambours, soulignant l'urgence de mesures concrètes.
Ce mouvement s'inscrit dans un cadre national, répondant à l'appel des associations féministes et de défense des enfants après le meurtre tragique de la collégienne Lyhanna dans le Gers. "160 000 enfants agressés chaque année, vous vous rendez compte ?", déclare Laurent, un manifestant. Sandra, une mère ayant souffert de violences dans son enfance, a ajouté : "Il est inacceptable que mes enfants subissent ce que j'ai vécu. Quand agirons-nous sur cette loi intégrale ?" Commente cette tragédie, l'association Sud Ouest évoque l'importance d'une législation plus stricte.
Vers une loi intégrale : des mesures urgentes exigées
La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles est au centre des revendications. Les manifestants réclament des juges spécialisés, des délais d’enquête raccourcis, et des moyens financiers appropriés. "Voter une loi sans budget, ça ne sert à rien", a insisté Anaïs, représentante du Planning familial de la Gironde, ajoutant que trois milliards d’euros sont nécessaires pour soutenir cette initiative.
Cédric Martinez, de l’association Mouv’Enfants, a mis en garde sur l'absence de garanties budgétaires et a appelé à rendre imprescriptibles les crimes sexuels sur mineurs. "80 % des abus surviennent dans le cercle familial proche", explique-t-il, plaidant pour une prise de conscience collective.
Parmi les participants, le conseiller départemental Matthieu Mangin a également exprimé son soutien. "La foule a grandi tout au long de la marche, et il est crucial que nous soutenions les associations et les financements nécessaires à cette cause", a-t-il affirmé.
À l’arrivée, les manifestants ont décoré le parvis des Droits de l’Homme avec des rubans blancs, symbolisant leur engagement à créer une "Allée des enfants". L’objectif est ambitieux : accrocher un ruban pour chaque victime, représentant les 160 000 cas d’agressions recensés chaque année.







