Avec un excédent de 6,6 millions d'euros pour l'année 2025, Royan affiche une situation financière apparemment florissante. Cette situation soulève les interrogations de certains élus, dont Nicolas Calbrix, membre du Rassemblement National (RN), qui estime que cet excédent devrait être utilisé pour alléger la pression fiscale sur les habitants, au lieu de servir de réserve. Le maire, Patrick Marengo, défend une gestion « en bon père de famille », rappelant qu'il n'avait jamais promis de baisse des impôts mais qu'il s'était engagé à ne pas les augmenter.
Un bilan contrasté et des visions divergentes
Lors d'un conseil municipal récemment tenu, Jacques Giroux, nouvel adjoint aux finances, a mis en avant les résultats positifs du compte administratif, précisant que la Ville a également poursuivi une stratégie de désendettement, ayant remboursé 9 millions d'euros. Cependant, l'opposant Calbrix remet en question la sincérité de ce budget, craignant que les dépenses soient surévaluées et les recettes sous-estimées. Selon lui, un tel excédent pourrait permettre une baisse de 10% de la taxe foncière ou la suppression de la taxe d'habitation pour les résidences secondaires.
Marengo, pour sa part, est réticent à modifier les impôts en affirmant qu'il préfère conserver des ressources financières pour faire face à d'éventuelles urgences budgétaires à l'avenir. « Je ne veux pas cramer la caisse », a-t-il déclaré, laissant entendre que prudence est de mise dans un contexte économique incertain. Par ailleurs, Giroux a souligné que les recettes du casino et des droits de mutation ont été plus élevées que prévu, contribuant à cette position favorable.
Ce débat met en lumière les différents points de vue sur la gestion financière des collectivités locales en France et souligne l'importance d'un dialogue ouvert entre élus et citoyens sur l'utilisation des ressources publiques.







