La question des migrations est plus que jamais au cœur des débats européens. En 2025, 41.472 migrants ont tenté la dangereuse traversée de la Manche, un chiffre alarmant qui place la France dans une position délicate. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a récemment plaidé pour que cette problématique migratoire soit considérée comme un « enjeu européen » lors d'une réunion à Luxembourg avec ses homologues de l'UE.
La France estime que les discussions autour de ce sujet doivent impérativement inclure tous les États membres, car cette question touche à la frontière extérieure de l'Union européenne. À l'approche d'une présentation par la Commission européenne d'un plan d’actions sur l’immigration, le gouvernement français souhaite non seulement élargir le débat aux partenaires européens, mais aussi obtenir un soutien accru dans la lutte contre les réseaux de passeurs et améliorer les mesures de contrôle.
Une dynamique nouvelle en Belgique
La Belgique, quant à elle, fait face à un phénomène émergent avec une augmentation des tentatives de départ vers l'Angleterre. Selon les dernières estimations, 425 migrants ont été arrêtés sur le point d'embarquer vers la Manche depuis le début de l'année, un chiffre à comparer avec l'absence d'interceptions en 2025. Ce nouvel afflux interpelle les autorités belges, qui craignent l’émergence d’un nouveau point de départ pour les migrants désireux de rejoindre le Royaume-Uni.
Marie-Pierre Vedrenne a souligné que ces flux migratoires posent des défis cruciaux tant pour la France que pour ses voisins. « Il est vital d'engager une discussion collective », a-t-elle insisté, apportant ainsi une note d'urgence à ce sujet délicat. Les migrations, avec toutes leurs complexités, exigent une réponse cohérente et coordonnée au sein de l'Union européenne.







