À l’heure où les vacances d’été approchent, la question des congés payés refait surface dans les discussions publiques. Une étude réalisée par Verian pour Airbnb, relayée par RTL, indique qu’un salarié sur cinq ne parvient pas à prendre la totalité de ses cinq semaines de congés annuels. Plusieurs raisons expliquent cette situation : entre les contraintes professionnelles, les difficultés à s’absenter, ou encore l'incertitude financière, beaucoup choisissent de ne pas utiliser l’intégralité de leurs droits au repos.
Face à ce constat, le député des Alpes-Maritimes, Éric Pauget, a déposé une proposition de loi visant à donner plus de flexibilité aux travailleurs. Ce texte prévoit la possibilité de convertir une portion de congés payés non pris en rémunération supplémentaire, sous condition d’accord avec l’employeur. Les jours concernés seraient alors considérés comme des heures travaillées, et rémunérées au-delà du salaire habituel.
Une mesure pour améliorer le pouvoir d’achat
Dans une interview accordée à RTL, Éric Pauget a affirmé que cette initiative pourrait répondre aux préoccupations de nombreux salariés qui voient chaque année une partie de leurs droits à vacances dilapidée. Le député plaide également pour un dispositif défiscalisé, visant à accentuer le bénéfice sur le pouvoir d’achat des travailleurs. « Nous voulons offrir une option à ceux qui le souhaitent, sans que cela soit une obligation imposée », a-t-il déclaré.
Cette proposition vient raviver un débat qui avait surgi en 2025, lorsque le gouvernement avait envisagé la monétisation de la cinquième semaine de congés payés, provoquant une vive opposition des syndicats. Ces derniers avaient exprimé des craintes quant à l’impact d’une telle mesure sur le droit au repos, arguant que cela pourrait pousser les travailleurs à sacrifier leur congé face à des difficultés économiques. Pour ses détracteurs, transformer un droit fondamental en simple avantage monétaire pourrait avoir des conséquences néfastes sur la qualité de vie des salariés.







