Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a fait une déclaration préoccupante concernant les festivités du Paris Saint-Germain, qui ont entraîné "plus de 890 interpellations" durant le week-end, une augmentation significative de plus de 45 % par rapport à l'année précédente.
Au cours de son intervention sur France Inter, il a précisé que ces événements avaient également conduit à des violences, entraînant des blessures pour "178 policiers et gendarmes" durant ces deux jours.
Face aux débordements observés, Nuñez a martelé qu'il ne s'inscrivait pas dans le déni. "Mon rôle est de commander les services de sécurité pour mettre un terme aux exactions, et c'est quelque chose que nous avons fait avec succès", a-t-il affirmé.
Il a ensuite souligné que les forces de l'ordre avaient été confrontées à des violences, telles que des jets de projectiles et des tirs de mortiers. "La question se pose de savoir pourquoi certains jeunes, souvent associés à des comportements violents, profitent de ces moments de célébration pour semer le chaos", a-t-il ajouté, notant que de tels incidents ne sont pas réservés qu'aux victoires du PSG, mais peuvent également se produire lors d'autres événements comme la Fête de la musique.
Interrogé sur la possibilité d'éviter de tels débordements à l'avenir, le ministre a souligné : "Il n'y a rien d'inéluctable". Il a reconnu que la gestion de la sécurité était "une mission complexe", face à des groupes de jeunes souvent mobiles et hostiles.
Nuñez a également suggéré qu'il ne s'agissait pas tant de remettre en question le dispositif policier, mais plutôt d'analyser les causes profondes de ce phénomène. "Ces individus profitent de ces moments festifs non pas pour célébrer, mais pour s'engager dans des actes de destruction et de pillage", a-t-il déclaré. Il a affirmé que les mesures de sécurité en place avaient globalement bien fonctionné, mais qu'il était essentiel de continuer à se pencher sur ces problématiques sociales sous-jacentes.







