« Nous avons encore envie » : tel est le titre accrocheur du nouveau livre de Raphaël Glucksmann, qui sera disponible le 28 mai. À quelques mois des échéances électorales, cet ouvrage semble être une manière de poser des bases solides avant une éventuelle candidature à la présidentielle.
Dans ce livre de 190 pages, le dirigeant de Place publique aborde la « nécessité d'un grand sursaut patriotique » en France, alors même qu'il n'a pas encore officialisé son intention de briguer le mandat. « Le temps est venu d'un grand sursaut patriotique », écrit-il, soulignant que cet ouvrage n'est pas un simple programme politique, mais plutôt un reflet de son « rapport intime à la France ».
« Renouer avec une certaine idée de la France »
« Partout dans le pays, j'éprouve une envie profonde, presque palpable », déclare Glucksmann. « Cette aspiration à retrouver un destin à la hauteur de notre histoire se manifeste chez des électeurs aussi divers que ceux de la gauche ou du Rassemblement national. » Selon ses propres termes, cette volonté est bien ancrée dans nos angoisses et nos espoirs.
En dépit du flou autour de sa candidature, Glucksmann s'illustre déjà par son engagement. Il se refuse « à voir la France devenir une proie pour des magnats étrangers ou des oligarques », et affiche sa fierté d'être Français, Européen et démocrate. Il se dit « certain que nous pouvons déjouer les pronostics alarmistes » concernant une montée de l'extrême droite, aspirant à rétablir une image noble de la France.
Les enjeux de cette publication sont clairs. Dans une lettre récente adressée aux membres de Place publique, il souligne que pour 2027, un simple barrage contre l'extrême droite ne suffira pas : « Il nous faudra raviver l'espoir, provoquer un sursaut collectif », affirme-t-il.
Glucksmann esquisse également les contours d'un « nouveau contrat patriotique », appuyant sur des priorités telles que le renforcement de la démocratie, la renaissance de l'éducation publique et la lutte pour une indépendance technologique face aux grandes puissances comme les États-Unis et la Chine.
Positionné sur une ligne pro-européenne et en opposition à certaines figures de gauche comme La France Insoumise, Glucksmann décline l'idée d'une primaire de la gauche. Il mise au contraire sur un soutien populaire qui semble déjà se dessiner dans les sondages, plaçant son potentiel électoral entre 10 à 12 %.
Avec des personnalités telles que le président du groupe PS à l'Assemblée, Boris Vallaud, et l'écologiste Yannick Jadot, Glucksmann appelle à construire une alternative « crédible et mobilisatrice » face à l'extrême droite, en rêvant d'une véritable équipe prête à donner vie à cette vision.







