À Nantes, le procès de Martin Ney se poursuit, bien que celui-ci persiste à nier toute responsabilité dans la mort de Jonathan Coulom, un garçon de 10 ans enlevé et tué en 2004. Lors de l'audience, la mère de Jonathan a décrit un moment poignant qu'elle a partagé avec l'accusé.
Durant les débats au tribunal, Martin Ney, déjà condamné à la perpétuité en Allemagne pour le meurtre de trois jeunes garçons, est actuellement jugé pour l'enlèvement et l'assassinat de Jonathan, disparu alors qu'il était en voyage scolaire à Saint-Brévin-les-Pins. Son corps, attaché à un parpaing, a été retrouvé en mai 2004 dans un étang près de Guérande, plus d’un mois après sa disparition. D'ailleurs, l'autopsie n'avait pas révélé de violences sexuelles.
Depuis le début de cette procédure, l’accusé est soumis à des interrogatoires approfondis. Bien qu'il reconnaisse sa pédophilie, il continue de contester son implication dans le meurtre de Jonathan Coulom. Cette confrontation est particulièrement difficile pour la mère de la victime, qui assiste à l'audience.
J'ai voulu qu'il me regarde et qu'on se regarde tous les deux.
Virginie, la mère de Jonathan Coulom
Virginie a confié à RTL : "La première fois que je l'ai vu, je l'ai fixé du regard et je ne l'ai pas lâché. C'est lui qui a baissé les yeux le premier. Je n'aurais jamais baissé les yeux devant lui." Sa colère est palpable, et elle a admis avoir besoin de médicaments pour gérer ses émotions lors de cette épreuve.
Je ne veux pas que ça arrive à d'autres enfants.
Virginie, la mère de Jonathan Coulom
Exploitant chaque moment du procès pour faire entendre sa voix, elle a découvert à quel point le parcours criminel de l'accusé était sinistre. "C'est horrible", avoue-t-elle, dénonçant la banalisation de la pédophilie par Ney. Pour elle, ces actes ne doivent pas devenir monnaie courante.
Elle continue, "Ce que je veux, c'est que toutes ces choses-là s'arrêtent sur les enfants. Ce n'est pas seulement pour Jonathan que je lutte. J'aimerais m'assurer qu'aucun autre enfant ne subisse ce que mon fils a vécu."
L'affaire a pris un tournant en 2017, lorsqu’un ancien codétenu de Ney a affirmé avoir entendu des aveux de la part de ce dernier. Ces déclarations, ainsi qu'un témoignage d'un agriculteur ayant remarqué un homme dans une berline allemande en avril 2004, donnent un nouvel élan à l'enquête et seront examinés par la cour dans les jours à venir.







