Sur les plateformes sociales, des colons israéliens portent les violences à un autre niveau en enregistrant des attaques et des harcèlements à l'encontre de Palestiniens et de militants en Cisjordanie. La situation dans ce territoire occupé se détériore depuis le début des conflits exacerbés au Moyen-Orient, à la suite des interventions des États-Unis et d'Israël.
Les incidents attribués aux colons israéliens, révèlent une escalade des violences “depuis quelques semaines”, comme l’a rapporté The Guardian. Les réseaux sociaux, et TikTok en particulier, sont devenus des vitrines pour plusieurs vidéos montrant des Palestiniens et des militants pris pour cible, attirant un large public.
Parmi ces vidéos, celle de Roi Star, un influent ultranationaliste, a été particulièrement remarquée jusqu'à ce que son compte TikTok soit finalement suspendu. Filmé au moment des faits, il se livrait à des actes d'intimidation, utilisant même du gaz lacrymogène, avant d'entrer par force dans une maison à Ras Ein Al-Auja, où des militants étaient présents.
“Les influenceurs attirent de nouveaux abonnés avec leurs discours virulents”, souligne Yuli Novak, la directrice de l'organisation de défense des droits humains israélienne B'Tselem, dans une déclaration pour un média local.
Les réseaux sociaux deviennent ainsi des outils pour les colons afin de propager une narrative nationaliste favorable à la colonisation. Zvi Sukkot, un député d'extrême droite qui se présente comme colon sur TikTok, a exprimé sa “fierté de participer à l'avancée de la colonisation juive en Israël”.
En février 2026, il avait été filmé en train d'envahir une école de filles en Cisjordanie, menaçant le personnel enseignant avec d'autres colons armés, illustrant la gravité de la situation.
Le soutien de l’armée et du gouvernement
La violence ne cesse d'augmenter : selon les Nations unies, plus de 1 000 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début des conflits à Gaza, en réponse aux atrocités du 7 octobre 2023. Un article du The Economist affirme que les colons bénéficient d’un “soutien tacite de l'armée et du gouvernement”. Il est noté que les forces de sécurité déployées en Cisjordanie sont souvent composées de colons eux-mêmes.
Un rapport de Ha’Aretz, en janvier 2025, relatait l’agression d’une volontaire de B’Tselem à Hébron, qui a été attaquée par des soldats israéliens après que son téléphone ait contenir une vidéo d'un militaire agressant un jeune Palestinien en situation de handicap.







