Une ancienne élue escroque une association pour alimenter son addiction aux jeux

L'ancienne élue a détourné plus de 22 000 euros pour soutenir son addiction à des jeux en ligne.
Une ancienne élue escroque une association pour alimenter son addiction aux jeux
L’ancienne élue a appelé le procureur de la République pour avouer ses méfaits. Envato - Daniel Diaz Guerrero

Une ex-élue de la commune de Bethoncourt, située dans le Doubs, est accusée d'avoir détourné plus de 22 000 euros entre mai 2024 et novembre 2025. Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des élus et la gestion des fonds publics.

Les premières irrégularités ont été constatées par le nouveau président de l'association, qui, après le départ de l'ancienne élue, a découvert que les comptes étaient vides et qu'aucune trace comptable n'était disponible. Cela a été rapporté par L'Est Républicain.

Selon les enquêteurs, les détournements auraient commencé par des paiements de 500 ou 600 euros, augmentant rapidement pour atteindre plusieurs milliers d'euros. Après avoir été sous le radar pendant plusieurs mois, l'affaire a été portée à la connaissance de la gendarmerie en avril dernier, juste après les élections municipales.

Des 'emprunts' pour éponger ses dettes

Face à la gravité de la situation, l'ancienne élue a pris l'initiative de contacter le procureur de la République de Montbéliard pour avouer ses actes. En garde à vue, elle a reconnu que ses actions étaient motivées par une addiction aux jeux en ligne, déclarant qu'elle pensait avoir fait des emprunts pour éponger des dettes, comme le rapporte le procureur.

Au total, elle aurait ainsi englouti plus de 22 000 euros avec l'assurance qu'il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel, ni d'intervention de tiers. Ce raisonnement soulève des interrogations sur la rigueur avec laquelle les fonds publics sont surveillés.

Jusqu'à 10 ans de prison

Elle est désormais poursuivie pour détournement de biens publics par une personne dépositrice de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public. Sa comparution est prévue pour juin prochain et elle risque jusqu'à 10 ans de prison, accompagnée d'une amende significative. De plus, la municipalité a décidé de se porter partie civile pour tenter de récupérer une partie des fonds perdus.

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