Donald Trump a opposé une fin de non-recevoir ce vendredi aux termes négociés par l'Iran pour relancer les discussions destinées à mettre un terme à la guerre. Le président américain a affirmé qu'il n'était pas satisfait des propositions formulées, suggérant même qu'il pourrait envisager des bombardements si Téhéran ne s'alignait pas sur ses demandes.
Lors d'une déclaration à Washington, Trump a évoqué la dernière offre iranienne en ces termes : “À l'heure qu'il est, je ne suis pas satisfait par ce qu'ils offrent”, avant de s'envoler pour un week-end en Floride.
La proposition de l'Iran, qui a été relayée par les médiateurs pakistanais, comportait des concessions, notamment des discussions sur l'ouverture du détroit d'Ormuz en échange de garanties américaines de cessation des attaques et de levée du blocus sur les ports iraniens, comme l'a noté The Wall Street Journal.
Autrefois, Téhéran exigeait que Washington mette fin à ses sanctions avant même d'envisager de négocier. Mais cette nouvelle approche a suscité des réflexions, certains analystes comme ceux d'Axios indiquant que la diplomatie n'est pas totalement bloquée.
Vers une escalade militaire ?
Trump a réitéré, au micro des journalistes, qu'il n'excluait plus d'options militaires : “Il y a plusieurs options”, a-t-il déclaré. “Voulons-nous les bombarder et en finir une bonne fois pour toutes, ou tenter de négocier ?”
Cependant, son entourage a noté qu'il préférerait éviter une reprise des bombardements.
Dans un rapport à l'attention du Congrès, Trump a annoncé une “fin des hostilités” dans la guerre contre l'Iran, soixante jours après qu'il ait informé de l'ouverture des frappes militaires. Comme l'a expliqué El País, l'administration a prolongé le cessez-le-feu qui était censé initialement n'être applicable que quelques semaines.
Au Capitole, nombreux sont ceux qui doutent du respect par Trump des procédures législatives, estimant qu'il pourrait agir de manière autonome en cas de reprise des hostilités.
Conséquences pour l'Allemagne
Dans un contexte parallèle, le retrait de 5 000 militaires américains d'Allemagne a été annoncé par le Pentagone, une décision rappelant la colère de Trump envers le chancelier allemand, Friedrich Merz, après ses critiques des États-Unis sur la gestion des relations avec l'Iran. Al-Jazeera a évoqué que le général Mark Kimmitt, ancien haut responsable du Département d'État, a affirmé que le recours à la force ne pouvait être écarté sans une négociation appropriée.
Des sénateurs, telle que Jeanne Shaheen, se sont élevées contre ces mesures qui nuisent aux relations transatlantiques, dénonçant des “rancœurs mesquines” de la part du président. Trump a également décidé d'augmenter les tarifs douaniers sur les véhicules provenant de l'Union européenne, sanction contre l'Allemagne.







