Jordan Bardella, président du Rassemblement National, s’en prend fermement aux ambitions présidentielles de Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau.
Lors d'un meeting à Mâcon, il a déclaré qu'ils "ne devraient pas se présenter" à l'élection présidentielle de 2027, mais plutôt "se couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français". Ces propos visent à dénoncer ceux qu'il considère comme des complices de la politique d'Emmanuel Macron depuis dix ans.
Bardella a affirmé : "On ne rebat pas les cartes d'un pays en faisant confiance à ceux qui l'ont détruit." Il interpelle ses rivaux potentiels sur leur courage à prétendre changer de cap, malgré leur responsabilité dans les choix politiques passés.
Dans le contexte de la compétition interne au RN, il a précisé : "Au lieu de briguer la présidence, vous devriez vous excuser pour avoir mis en péril notre nation, la plus grande du monde." Ce discours renforce sa position en tant que successeur désigné de Marine Le Pen, surtout si jamais elle devait faire face à des complications judiciaires.
De son côté, Marine Le Pen a exprimé son désir d’affronter le "bloc central" en 2027, désignant Édouard Philippe comme un potentiel rival dans cette bataille, mais a insisté sur la nécessité d’une candidature unique pour maximiser les chances de succès. Elle considère Philippe comme un candidat capable de représenter une alternative sérieuse au "parti unique" qu'elle accuse d'éradiquer les clivages traditionnels, comme le souligne Le Figaro.
Les échanges entre Bardella et Le Pen témoignent d’une dynamique interne intense et d'un positionnement stratégique en vue des élections à venir, alors que le paysage politique français continue d’évoluer dans un climat incertain.







