Pour sa première réunion dans sa totalité, le maire Pascal Chicot a principalement évoqué les indemnités des élus ainsi que leur répartition au sein des commissions.
Les échanges, bien que le ton fut respectueux entre la majorité et l'opposition, ont vu quelques références à la période électorale récente au conseil municipal de Castanet-Tolosan. "On ne devient pas maire du jour au lendemain" pourrait représenter l'essentiel de cette première séance. Entre explications, nécessaires ajustements, et volonté de rassurer, Pascal Chicot a dû répondre aux interrogations tout en présentant les préceptes de sa méthode de travail. Fusionnant humour, prudence, et pédagogie, il s’est voulu accessible tout en demeurant mesuré.
Les huit questions formalisées par l'opposition n'ont pas reçu de réponses claires, le maire ayant choisi d'attendre la constitution des commissions pour approfondir certains dossiers. Que ce soit sur l'extinction de l'éclairage public, la limitation de vitesse, ou la réfection des trottoirs, l'élu a demandé du temps, garantissant que les engagements seront tenus, bien qu'ils nécessitent un délai d'exécution.
Démarche autour des indemnités
Le vote des indemnités s'est révélé être un point clé de la séance, avec un ajustement notable des montants pour les élus. Les indemnités mensuelles brutes ont été établies à 3 072,61 € pour le maire, 564,89 € pour chacun des 9 adjoints, et 480,27 € pour les 15 conseillers délégués.
L'opposition, représentée par Jordan Puissant, a manifesté son approbation pour ces montants, tout en déplorant l'absence de compensation pour les élus minoritaires. Il a suggéré une indemnité symbolique de 50 € pour chaque membre de l'opposition, affirmant que cela favoriserait un débat lumineux et constructif : "Cela représenterait 400 € par mois, soit 3 % du total. C’est crucial pour une discussion sereine. Pour notre part, nous aurions adopté cette mesure."
En réponse, Pascal Chicot a souligné sa position, non sans une certaine fermeté : "Vous saviez ma position, qui était en accord avec la vôtre concernant ces indemnités. Cependant, lors de la première séance, vous n'avez pas voulu participer au vote." Tout en n'écartant pas une possible évolution, il a indiqué que toute réflexion future dépendrait du climat des prochains conseils. Une réaction que Jordan Puissant a vue comme une sorte de sanction suite à un recours déposé, ce que le maire a nuancé, évoquant une mauvaise interprétation.
Pascal Chicot a également fait part de son regret quant à l'atmosphère non entièrement apaisée de cette première séance. L’établissement des commissions devrait permettre d'approfondir les enjeux et de définir plus précisément l’orientation municipale. Un prochain article abordera la répartition des délégations des adjoints — une transparence recommandée par Arnaud Lafon, désormais dans l’opposition.







