Emmanuel Macron en Andorre : un pas vers l'avortement légal ?

Les associations féministes attendent des engagements clairs d'Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron en Andorre : un pas vers l'avortement légal ?
Le président français passe deux jours dans l'État niché entre la France et l'Espagne. © Radio France - Sébastien Berriot

Emmanuel Macron se trouve en Andorre les 27 et 28 avril pour une visite tout à fait symbolique. En tant que co-prince de ce micro-État, situé entre la France et l'Espagne, son rôle revêt également une dimension historique. Traditionnellement, chaque président de la République française effectue ce déplacement durant son mandat, une coutume établie depuis l'époque de Charles de Gaulle. Ce n'est pas la première fois que Macron arpente ces terres ; il y avait déjà mis les pieds en 2019.

Les associations féministes réclament le soutien d'Emmanuel Macron

La problématique de l'avortement se retrouve au cœur des discussions, la principauté étant l'un des rares États européens où l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est complètement proscrite, même dans des cas graves tels que le viol, l'inceste ou des risques pour la santé de la mère. En effet, les femmes qui cherchent à avorter se dirigent souvent vers la France ou l'Espagne, un parcours jugé angoissant. Elvira Geli, présidente de l'association des femmes d'Andorre, souligne : "Le délai entre la prise de contact avec une clinique et l'acte d'avortement peut aller jusqu'à trois semaines, ce qui est très stressant pour les femmes".

Dans ce contexte, le soutien d'Emmanuel Macron est ardemment espéré. L'association Accio feminista Andorra a adressé une lettre à Macron, exigeant la dépénalisation de l'IVG et un soutien médical comparable à celui proposé en France. "Le co-prince doit s'engager à défendre les droits des femmes et à promouvoir l'avortement légal, tout en s'assurant que les femmes reçoivent le soutien nécessaire", affirme Antonia Escoda, membre de l'association.

Récemment, Xavier Espot Zamora, le chef du gouvernement andorran, a exprimé son espoir de voir l'IVG dépénalisée d'ici un an, bien qu'il n'ait pas évoqué la légalisation. Ces échanges sont cruciaux pour comprendre les évolutions législatives à venir et le soutien international qui pourrait influencer ce processus. Alors que Macron se trouve à Andorre, toutes les attentes sont tournées vers lui pour qu'il prenne des positions claires sur cette question essentielle.

Lire aussi

Audiovisuel public : une proposition de loi pour mettre fin aux conflits d'intérêts
Charles Alloncle présente une nouvelle proposition de loi pour l'audiovisuel public, visant à prévenir les conflits d'intérêts. Un pas vers une plus grande transparence.
14 mai
La nuit blanche se teint de polémique : l'appel à la rupture entre Paris et Radio Nova
Sylvain Maillard s'oppose à Radio Nova après une chronique de Pierre-Emmanuel Barré. Découvrez les détails de cette polémique qui secoue la mairie de Paris.
14 mai
Labastide-Saint-Pierre : les commissions du conseil communautaire se mettent en place
Labastide-Saint-Pierre, les élus de Grand Sud Tarn-et-Garonne désignent leurs commissions pour développer de grands projets communs.
14 mai
Un second banquet du Canon français s'invite à Bergerac malgré les controverses
Découvrez les enjeux et controverses autour du second banquet du Canon français à Bergerac.
13 mai
Renforcement de la transparence dans l'audiovisuel public : la proposition de loi de Charles Alloncle
Charles Alloncle dépose une loi pour renforcer la transparence et prévenir les conflits d'intérêts dans l'audiovisuel public. Les enjeux au cœur des débats parlementaires.
13 mai
Nicolas Sarkozy face à la justice : sept ans de réclamation pour le financement libyen de 2007
Le parquet général réclame sept ans de prison pour Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, en plus d'une amende et d'une inéligibilité.
13 mai