Lors de sa visite à l'hôpital de Lavelanet en Ariège, Emmanuel Macron a réaffirmé son opposition aux partisans d'une politique dure envers l'Algérie. « Allez dire aux personnes qui militent pour une rupture avec l'Algérie qu'il est temps de réévaluer leur position », a déclaré le président. Ces commentaires interviennent alors que les relations franco-algériennes font face à des tensions historiques.
Macron a également exprimé son mécontentement concernant le traitement réservé aux médecins diplômés en dehors de l'Union européenne, qualifiant la situation de « bordel ». Conscient de leur rôle crucial dans le système de santé, il a critiqué le fait qu'ils doivent repasser des examens pour exercer en France, qualifiant cette démarche de « systématique » et « frustrante ».
« C'est aberrant que ces médecins, qui font déjà un excellent travail, se heurtent à des obstacles bureaucratiques pour être titularisés. Pourquoi les faire redémarrer de zéro ? » a-t-il ajouté, dénonçant ainsi un système « qui fonctionne à l'envers ». Ses apparentes frustrations résonnent avec des critiques provenant d'autres professionnels de la santé.
D’après les chiffres fournis par la Caisse d’assurance maladie, près de 19 154 médecins ayant obtenu leur diplôme à l'étranger et exerçant en France, ont des diplômes d'Algérie (38,8 %), de Tunisie (15,1 %), de Syrie (8,6 %), de Maroc (7,4 %) et du Liban (4 %). Ce constat met en lumière la dépendance du système de santé français à ces praticiens, qui, selon plusieurs experts, sont indispensables pour lutter contre les déserts médicaux.
Macron a enjoint à une réforme de ces processus, plaidant pour une régulation médicale plus efficace, afin de ne plus pénaliser ces professionnels et garantir un accès durable aux soins pour tous les citoyens. Sa position a été soutenue par des acteurs du secteur qui estiment que simplifier l'intégration des médecins étrangers renforcerait le système de santé français plutôt qu'il ne le fragilise.







