Un nouvel acte se dessine dans le conflit entre les municipalités du littoral vendéen et la société de vente ambulante Oh Pirate, repoussée l'été précédent. Son fondateur, Jefferson Fertel, a annoncé posséder l'autorisation de plusieurs communes cette année et envisage de poursuivre celles qui l'ont écarté.
Pourrait-on bientôt revoir des "chouchous, glaces et beignets" sur les plages de Vendée ? L'été dernier, Oh Pirate a tenté de s'implanter sur le littoral, de Saint-Jean-de-Monts à L'Aiguillon-la-Presqu'île. Toutefois, les maires de ces communes avaient pris des arrêtés interdisant la vente ambulante, arguant que cela constituait une concurrence déloyale pour les bars et restaurants locaux, soumis à une redevance.
Selon ici.fr, mi-août, le tribunal administratif de Nantes a partiellement donné raison à Fertel, permettant ainsi à la société de reprendre ses activités sur certaines plages telles que Saint-Hilaire-de-Riez et Talmont-Saint-Hilaire.
Cette année, Jefferson Fertel réattaque. Il affirme avoir déjà obtenu le soutien de certaines municipalités, bien qu'il reste prudent sur les noms tant que les accords ne sont pas formalisés : "Nous espérons avoir des confirmations écrites cette semaine, car les accords oraux n'ont aucune valeur. Après les élections municipales, certaines mairies semblent plus ouvertes à cette idée".
Vers une installation durable sur le territoire vendéen
Fertel a commencé à négocier dès février. Certaines villes, comme Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ont déjà dit non, tandis que d'autres n'ont pas encore répondu. En conséquence, il projette de lancer une nouvelle procédure judiciaire contre ces communes pour obtenir une clarification avant le 1er juillet : "Nous voulons que les magistrats statuent rapidement sur la légalité des décisions des mairies".
Avec Les Sables d'Olonne, la communication semble plus fluide. La ville a initié un appel à candidatures, auquel Oh Pirate a bien sûr répondu. Fertel attend actuellement le verdict de la commission. De plus, la mairie de La Tranche-sur-Mer devrait également publier un appel d'offres d'ici fin avril : "Ce modèle est similaire à ce qui se fait couramment dans le sud de la France", souligne-t-il.







