Manon Relandeau, une éleveuse de Saint-Étienne-de-Montluc, est portée disparue depuis le 27 mars dernier. Selon des information du parquet relayées par ICI Loire Océan, la jeune femme avait pris contact avec l'association Citad'elles, un établissement nantais dédié à l'accueil des femmes victimes de violence, mais elle n'a pas honoré son rendez-vous.
Ce nouvel élément apporte un éclairage sur la nature de sa relation avec son conjoint. Manon, âgée de 31 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars. Fait troublant, son partenaire a pris un vol le 2 avril avec leur petite-fille de 15 mois vers l'Algérie.
Un rendez-vous chez Citad'elles prévu le 3 avril
Le rendez-vous avec Citad'elles était prévu pour le 3 avril, un moment qui aurait dû être crucial pour la jeune femme, comme l'indique une source proche de l'enquête. Le procureur de la République, Antoine Leroy, a précisé que "bien qu'elle n'ait pas porté plainte contre son conjoint, il est difficile d’interpréter cela dans le contexte actuel". La coopération judiciaire avec l’Algérie reste également incertaine.
Un message intrigant envoyé aux proches
Quelques jours avant sa disparition, Manon avait envoyé un message à ses proches, les avertissant qu'elle partait en formation PAC (Politique Agricole Commune) pour trois semaines. Des voisins, interrogés par ICI Loire Océan, ont trouvé ce message étrange, certains doutant même de son authenticité : "Nous sommes sûrs que ce n'est pas Manon", ont-ils déclaré.
De plus, certains voisins soupçonnent son conjoint d'avoir continué à utiliser le compte Facebook de Manon pour envoyer des messages, et ce, alors qu'elle était déjà signalée disparue.
Du côté de l'enquête, les gendarmes continuent leurs recherches basées sur les données téléphoniques et de géolocalisation. L'opinion publique suit de près cette affaire préoccupante, où chaque renseignement pourrait s'avérer déterminant.







