L'eurodéputé de Place publique, Raphaël Glucksmann, a récemment plaidé en faveur d'une taxation des «superprofits» générés par les entreprises pétrolières en raison de la conjoncture géopolitique actuelle. Lors d'une intervention sur TF1, il a souligné que ces profits découlaient directement de la guerre au Moyen-Orient. Glucksmann estime que les fonds récoltés pourraient être utilisés pour accompagner les ménages face à la hausse des prix des carburants.
«Dans des situations de guerre, une démocratie responsable impose une taxe sur ceux qui tirent profit de la lutte pour investir dans le bien-être des citoyens», a-t-il déclaré. Il a également précisé qu'il ne s'agissait pas de pénaliser des profits liés à l’efficacité ou à l'innovation, mais bien ceux résultant d'une exploitation de la crise, citant des bénéfices atteignant plusieurs milliards d'euros. En référence aux initiatives mises en place en Espagne et en Pologne pendant la guerre en Ukraine, il a évoqué le potentiel d'un dispositif élargi en France, qui avait rapporté 69 millions d'euros pour l'État, comparativement à 28 milliards d'euros pour l'ensemble de l'Europe.
Glucksmann a répondu aux critiques en affirmant : «Dire que l’État profite de la crise est totalement erroné. En réalité, l’État investit pendant ces périodes difficiles». Il plaide également pour des «aides ciblées» pour les agriculteurs et les travailleurs fortement touchés par ces hausses de prix, se montrant positif quant à l'aide annoncée récemment par le Premier ministre pour les «travailleurs modestes grands rouleurs».
Il s'est opposé aux demandes du Rassemblement national visant à réduire la TVA sur les carburants, qualifiant cela de «faillite pour le pays». «Si de tels mouvements populistes accédaient au pouvoir, la France serait en danger», a-t-il averti. Des experts soutiennent que des solutions équilibrées sont nécessaires pour ne pas alourdir le fardeau fiscal tout en répondant aux urgences sociales actuelles.







