Lors d'un événement organisé par l'AJEF le 21 avril, Catherine MacGregor, la dirigeante d'Engie, a pris la parole pour expliquer sa participation à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen début avril. Sa justification : préserver l'avenir énergétique de la France face aux défis posés par le Rassemblement national (RN). "Nous ne pouvons pas laisser ces idées nocives pour la France, sa sécurité énergétique et les prix de l'électricité, se concretiser", a déclaré MacGregor.
Elle a fait référence aux propositions du RN à l'époque de la dissolution de l'Assemblée nationale, lorsqu'un gouvernement dirigé par ce parti semblait plausible. Les idées avancées par le RN concernant la renégociation des engagements de la France dans le marché européen de l'électricité, ainsi que la suppression d'un régulateur indépendant, ont particulièrement retenu son attention.
"Nous autres énergéticiens, on s'était dit 'oh my god, on a un problème'" - Catherine MacGregor
Cette discussion intervient alors que le président du RN, Jordan Bardella, a également rencontré récemment le Medef, prônant des échanges transparents sur des enjeux économiques cruciaux. Patrick Martin, président du Medef, défend cette approche, affirmant qu'exclure le RN des dialogues politiques serait une erreur étant donné son poids au Parlement.
Pascal Demurger, directeur général de la Maif, a quant à lui exprimé des réserves, qualifiant de "tactique erronée" les rapprochements entre patrons et RN dans une tribune au Monde. Cette position révèle la complexité des débats actuels autour de la stratégie énergétique et politique en France.







